Col court pendant la grossesse : ce que mesure l'échographie, quels risques et que faire selon le terme

« Votre col est un peu court, on va le recontrôler. » Prononcée pendant une échographie ou une consultation, cette phrase fait souvent l'effet d'une douche froide. Vous ne sentez rien de particulier, et pourtant on vous parle d'un col court pendant la grossesse. Avant toute chose, retenez ceci : un col court est d'abord une mesure, pas un diagnostic. Il signale un risque à surveiller, et ce risque se gère.
La longueur du col de l'utérus est l'un des repères que les équipes utilisent pour estimer le risque d'accouchement avant terme. Un col raccourci à 20 semaines n'a pas du tout la même signification qu'à 36 semaines. Le contexte compte aussi : vos antécédents, la présence de contractions, une grossesse unique ou gémellaire.
Dans cet article, nous vous expliquons comment l'échographie mesure le col, à partir de quelle longueur on parle de col court, quels sont les risques et les signes d'alerte, et ce qui change concrètement selon le terme. Nous abordons aussi le cerclage, la question de savoir si le col peut se rallonger, et le cas des jumeaux. Prenez le temps de lire : chaque section répond à une question que les futures mères nous posent régulièrement.
Col court pendant la grossesse : de quoi parle-t-on ?
Le col de l'utérus est la partie basse et étroite de l'utérus. Il s'ouvre dans le vagin. Pendant la grossesse, il joue un rôle de porte : il reste long, ferme et fermé pour garder le bébé à l'intérieur. À l'approche de l'accouchement, il se modifie progressivement. Il se ramollit, se raccourcit, puis s'ouvre pour laisser passer votre enfant.
Col court, col raccourci : des mots proches
On parle de col court lorsque la longueur du col, mesurée à l'échographie, est inférieure à un certain seuil. Le terme « col raccourci » est souvent employé dans le même sens. Il peut aussi décrire un col qui a perdu de la longueur entre deux examens. Dans les deux cas, l'idée est la même : le col a commencé à se modifier plus tôt que prévu.
Échographie ou toucher vaginal : deux façons d'évaluer le col
Le col peut être apprécié de deux manières. Le toucher vaginal permet à la sage-femme ou au médecin d'évaluer sa longueur, sa consistance et son ouverture avec les doigts. C'est un examen utile, mais en partie subjectif. L'échographie, elle, donne une mesure chiffrée en millimètres. Selon le guide pratique d'échographie de Grangé et Maitrot Mantelet, la mesure par voie endovaginale prédit mieux l'accouchement prématuré que le toucher vaginal, et elle est plus reproductible.
Si l'on vous a parlé d'un col « raccourci » après un toucher vaginal, une échographie permet donc souvent de préciser les choses.
Une mesure, pas une sentence
Un col court n'annonce pas un accouchement imminent. Beaucoup de femmes chez qui l'on découvre un col court accouchent à terme. La mesure sert à repérer celles qui ont besoin d'une surveillance plus attentive ou d'un traitement préventif. C'est un outil de prévention, et c'est ainsi qu'il faut le comprendre.
Comment l'échographie mesure le col de l'utérus
La longueur du col ne se devine pas à l'œil nu. Elle se mesure selon une technique précise, que l'échographiste applique avec soin.
La voie endovaginale, examen de référence
La mesure fiable se fait par échographie endovaginale. Une sonde fine, recouverte d'une protection à usage unique, est introduite doucement dans le vagin. Elle reste à l'entrée, sans toucher le col ni le bébé. L'examen n'est pas douloureux. Il peut être un peu inconfortable, et vous pouvez demander à faire une pause à tout moment.
Le guide de Grangé et Maitrot Mantelet décrit les règles de la mesure :
- la vessie doit être vide, car une vessie pleine allonge artificiellement le col ;
- l'échographiste appuie le moins possible, car une pression excessive fausse aussi la mesure ;
- le col est mesuré d'un orifice à l'autre, de l'orifice interne (côté utérus) à l'orifice externe (côté vagin) ;
- trois mesures sont réalisées en dehors d'une contraction, et la plus courte est retenue.
L'échographiste regarde aussi la forme de l'orifice interne. Parfois, les membranes s'engagent légèrement dans le col, qui prend un aspect en entonnoir. Cette information figure alors sur le compte rendu.
Et par voie abdominale ?
C'est une question fréquente, car beaucoup de femmes n'ont eu que des échographies par le ventre. Le col peut parfois être visualisé par voie abdominale. Mais cette mesure est nettement moins fiable. Dans une étude américaine publiée en 2015 par Pandipati et ses collègues, une image suffisante n'était obtenue par le ventre que chez environ une femme sur deux. La concordance avec la voie endovaginale était faible.
Concrètement, une mesure abdominale peut servir de premier repère. Si elle est douteuse, courte ou impossible, l'échographiste propose une mesure endovaginale pour trancher. Vous trouverez d'autres conseils pratiques, notamment sur la vessie, dans notre article sur la préparation à l'échographie de grossesse.
Quand mesure-t-on le col ?
La mesure du col n'est pas systématique pour toutes les femmes enceintes. Les recommandations du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF, 2016) ne recommandent pas de dépistage universel chez les femmes sans antécédent d'accouchement prématuré. Elles laissent toutefois chaque praticien libre de le proposer.
En pratique, le col est souvent regardé lors de l'échographie morphologique du 2e trimestre, autour de 22 SA. Il est aussi mesuré en cas d'antécédent d'accouchement prématuré, de contractions, ou à la demande de la personne qui suit votre grossesse.
À partir de quelle longueur s'inquiète-t-on ?
C'est la question que tout le monde se pose en lisant son compte rendu. Il n'existe pas un seuil unique : tout dépend du terme et du contexte.
Les seuils utilisés en France
Les recommandations du CNGOF de 2016 retiennent deux repères principaux, tous deux mesurés par voie endovaginale avant 24 SA :
- 20 mm : pour une grossesse unique, sans antécédent d'accouchement prématuré et sans symptôme, un col de moins de 20 mm entre 16 et 24 SA conduit à proposer un traitement préventif ;
- 25 mm : chez une femme qui a déjà accouché avant 34 SA, un col de moins de 25 mm avant 24 SA peut faire discuter un cerclage.
Le seuil de 25 mm sert aussi de repère lorsque des contractions apparaissent. Un col de plus de 25 mm est alors plutôt rassurant : le risque d'accoucher dans les jours qui suivent est faible.
Le contexte compte autant que le chiffre
Un col à 22 mm chez une femme sans antécédent, sans contraction, à 23 SA, n'appelle pas la même réponse qu'un col à 15 mm accompagné de contractions régulières. Le guide de Grangé et Maitrot Mantelet le rappelle : aucun seuil n'est parfait. La mesure doit toujours être interprétée avec l'histoire de la grossesse, l'examen clinique et la présence ou non de contractions.
C'est pourquoi le chiffre seul ne doit pas vous alarmer. Il est un élément parmi d'autres, que la personne qui vous suit replace dans votre situation.
Les situations qui rendent la mesure plus importante
Certaines situations conduisent à surveiller le col de plus près : un antécédent d'accouchement prématuré, des fausses couches tardives répétées, une grossesse gémellaire ou une malformation de l'utérus. Ces éléments n'expliquent pas tout. Chez beaucoup de femmes, un col court est découvert sans aucune cause identifiée. Vous n'y êtes pour rien.
Col court : symptômes et risques
Le plus souvent, aucun symptôme
Un col court ne se sent pas. La plupart des femmes concernées n'ont aucune douleur, aucune perte particulière, aucune gêne. C'est justement pour cela que l'échographie est utile : elle repère une modification que le corps ne signale pas encore.
Certaines femmes décrivent toutefois des signes discrets : une sensation de pesanteur dans le bas du ventre, une gêne dans le bas du dos, des pertes vaginales un peu différentes. Ces signes sont fréquents pendant la grossesse et n'ont souvent rien à voir avec le col. Ils méritent simplement d'être signalés.
Le principal risque : la prématurité
Le risque associé à un col court est l'accouchement prématuré, c'est-à-dire avant 37 SA. D'après l'Enquête nationale périnatale 2021, conduite par l'Inserm, la prématurité concerne environ 7 % des naissances en France. Plus le col est court tôt dans la grossesse, plus ce risque augmente. Mais un risque augmenté reste un risque, pas une certitude.
Le col court peut aussi s'inscrire dans une menace d'accouchement prématuré. On parle de menace lorsque des contractions s'accompagnent d'une modification du col avant 37 SA. La prise en charge se fait alors à la maternité.
Quand consulter en urgence ?
Rendez-vous sans attendre à la maternité où vous êtes inscrite, ou appelez le 15, si vous avez :
- des contractions régulières, douloureuses ou non, qui ne cèdent pas au repos ;
- une perte de liquide, même faible, ou des pertes devenues très abondantes ;
- un saignement vaginal ;
- une pesanteur pelvienne intense ou des douleurs du bas-ventre inhabituelles ;
- une diminution des mouvements de votre bébé.
Pensez à emporter votre dernier compte rendu d'échographie.
Une échographie de contrôle en ville ne remplace jamais une consultation en urgence. Si vous avez l'un de ces signes, c'est la maternité qu'il faut contacter.

Que faire en cas de col court ?
La conduite à tenir dépend de votre terme, de vos antécédents et du type de grossesse. Les décisions de traitement sont prises par l'équipe qui suit votre grossesse, souvent en lien avec votre maternité. Voici les principales options prévues par les recommandations françaises.
La progestérone vaginale
Pour une grossesse unique, sans antécédent d'accouchement prématuré, un col de moins de 20 mm entre 16 et 24 SA conduit à proposer de la progestérone vaginale, selon le CNGOF. Il s'agit d'une hormone appliquée chaque jour par voie vaginale, jusqu'à un terme fixé par l'équipe. Son but est de réduire le risque d'accouchement prématuré. Elle ne « répare » pas le col : elle aide la grossesse à se poursuivre.
Le cerclage
Le cerclage consiste à placer un fil autour du col de l'utérus pour le maintenir fermé. Il est réalisé à la maternité, sous anesthésie. Le CNGOF le recommande dans deux situations principales :
- après au moins trois fausses couches tardives ou accouchements prématurés ;
- après un accouchement avant 34 SA, si le col mesure moins de 25 mm avant 24 SA.
Le CNGOF ne le recommande pas pour un simple antécédent isolé d'accouchement prématuré, ni après une conisation seule. Le fil est retiré en fin de grossesse, avant l'accouchement, à un moment fixé par la maternité. Si vous êtes concernée, l'équipe vous expliquera chaque étape.
Le pessaire, le repos et l'arrêt de travail
Le pessaire est un petit anneau souple placé autour du col. Le CNGOF ne le recommande pas chez les femmes sans symptôme présentant un col court.
Le repos strict au lit n'est pas recommandé non plus, même en cas de menace d'accouchement prématuré. L'hospitalisation prolongée n'apporte pas de bénéfice démontré. En revanche, alléger votre rythme est souvent utile. Un arrêt de travail peut être discuté selon votre poste, vos trajets et votre fatigue.
L'échographie de contrôle
Dans de nombreux cas, la première réponse est simplement de recontrôler la longueur du col, à un intervalle fixé par la personne qui vous suit. Ce contrôle permet de voir si la mesure est stable. Au centre Kaliora Paris 15, nos sages-femmes échographistes réalisent ces échographies de contrôle sur rendez-vous. Les informations pratiques se trouvent sur notre page échographie à Paris 15.
Col court à 5, 7 ou 9 mois : ce qui change selon le terme
Les équipes comptent la grossesse en semaines d'aménorrhée (SA). Pour s'y retrouver, voici les repères approximatifs : le 5e mois correspond environ à 19-23 SA, le 7e mois à 28-32 SA, et les 8e et 9e mois vont de 32 SA environ jusqu'au terme.
Au 5e mois (autour de 19-23 SA)
C'est la période où le col court est le plus souvent découvert, notamment lors de l'échographie morphologique. C'est aussi la période où les traitements préventifs ont un sens. Les recommandations françaises concernent en effet un col mesuré avant 24 SA : progestérone vaginale en l'absence d'antécédent, cerclage dans certaines situations.
Une mesure courte à ce stade justifie donc une discussion rapide avec la personne qui vous suit. Elle n'implique pas, à elle seule, une hospitalisation. Le plus souvent, un traitement est proposé et une surveillance s'organise.
Au 7e mois (autour de 28-32 SA)
À ce stade, un col raccourci est souvent découvert dans un contexte de contractions. La prise en charge se fait alors à la maternité. L'équipe évalue le col, les contractions et l'état du bébé.
Si un accouchement avant 34 SA paraît possible, le CNGOF recommande une injection de corticoïdes. Ce traitement aide les poumons du bébé à mûrir. Un traitement pour calmer les contractions peut être donné pendant 48 heures. Il n'est pas prolongé au-delà, car les études n'en montrent pas l'intérêt.
Après cet épisode, le retour à domicile est fréquent si tout s'est stabilisé. Il s'accompagne souvent d'un rythme de vie allégé et d'un suivi rapproché.
Sans aucun symptôme, la situation est différente. Si votre col a été jugé court plus tôt dans la grossesse, la personne qui vous suit peut demander qu'il soit de nouveau mesuré lors de l'échographie du 3e trimestre, réalisée autour de 32 SA. Cet examen vérifie aussi la croissance de votre bébé, sa position et celle du placenta.
Aux 8e et 9e mois (de 32 SA environ jusqu'au terme)
Plus la grossesse avance, moins un col court est préoccupant. À partir de 34 SA, les traitements pour arrêter les contractions ne sont plus utilisés. Le protocole de la Pitié-Salpêtrière précise d'ailleurs que la mesure du col n'est plus utile après 34 SA dans ce contexte.
Au 9e mois, le raccourcissement du col est même un phénomène normal. Le col se prépare à l'accouchement : il se ramollit, s'efface et commence parfois à s'ouvrir quelques jours ou semaines avant le travail. À partir de 37 SA, votre bébé est à terme. Un col « court » à ce moment-là n'a rien d'anormal.
Ce qui compte alors, ce sont les signes de début de travail : contractions régulières, perte des eaux, saignement. En leur présence, rendez-vous à la maternité comme prévu dans votre projet de naissance.
Le col peut-il se rallonger ?
C'est une question très fréquente, souvent formulée avec beaucoup d'espoir. Nous préférons y répondre honnêtement.
Ce que l'on observe en pratique
Le col n'est pas une structure figée. Sa longueur peut varier d'un examen à l'autre. Une contraction au moment de la mesure, une vessie plus ou moins pleine, une pression différente de la sonde : tout cela peut modifier le chiffre de quelques millimètres. Il arrive donc qu'une seconde mesure soit plus longue que la première.
Cela ne veut pas dire que le col a « repoussé ». Cela signifie surtout qu'une mesure isolée doit être confirmée. C'est l'une des raisons pour lesquelles une échographie de contrôle est souvent proposée.
Aucun exercice ne rallonge le col
Aucune position, aucun exercice, aucun aliment ni aucun complément ne fait rallonger le col. Les traitements proposés, comme la progestérone ou le cerclage, n'ont pas pour objectif principal d'allonger le col. Ils visent à réduire le risque d'accouchement prématuré.
Cette réponse peut sembler décevante. Elle est aussi rassurante : vous n'avez pas à vous sentir responsable de la longueur de votre col, ni à chercher une solution par vous-même.
Col court et grossesse gémellaire
Les grossesses gémellaires exposent davantage à la prématurité. La longueur du col y est donc souvent surveillée. Pourtant, les solutions efficaces dans une grossesse unique ne se transposent pas aux jumeaux.
Ce que disent les recommandations
Pour une grossesse gémellaire, le CNGOF a fait des choix clairs en 2016 :
- la progestérone vaginale n'est pas recommandée, y compris en cas de col de 25 mm ou moins ;
- le cerclage n'est pas recommandé, ni en prévention d'emblée ni après un antécédent ;
- le pessaire n'est pas recommandé chez les femmes sans symptôme.
Ces recommandations peuvent surprendre. Elles reposent sur des études qui n'ont pas montré de bénéfice dans ce contexte.
Une surveillance adaptée plutôt qu'un traitement
Avec des jumeaux, l'enjeu est surtout de repérer tôt les signes de travail prématuré et d'organiser le suivi avec la maternité. Le rythme des échographies dépend du type de grossesse gémellaire. Nous l'expliquons en détail dans notre article sur le suivi échographique de la grossesse gémellaire.
Si vous attendez des jumeaux et que l'on vous parle de col court, n'hésitez pas à poser toutes vos questions. Votre inquiétude est légitime, et l'équipe est là pour y répondre.
Vivre avec un col court : conseils au quotidien
Une fois l'annonce passée, viennent les questions concrètes. Voici quelques repères généraux, à ajuster avec la personne qui vous suit.
Garder votre compte rendu à portée de main
Ayez toujours votre dernier compte rendu d'échographie avec vous, sur papier ou en photo. Pourquoi ? En cas de passage aux urgences, l'équipe saura immédiatement quelle était la longueur du col et à quelle date. Elle pourra comparer avec sa propre mesure, et décider plus vite. Glissez-le dans votre sac ou votre dossier de maternité dès aujourd'hui.
Alléger le rythme sans vous immobiliser
Le repos strict au lit n'est pas recommandé, mais un rythme plus doux est souvent bénéfique. Pourquoi ? Fatigue intense, longs trajets debout et port de charges lourdes peuvent favoriser les contractions chez certaines femmes. Concrètement, faites des pauses, déléguez les courses lourdes et parlez de votre poste de travail en consultation. Un aménagement ou un arrêt de travail peut être discuté.
Apprendre à reconnaître une contraction
Une contraction se manifeste par un ventre qui durcit en entier, pendant une trentaine de secondes ou plus, puis se relâche. Pourquoi est-ce utile ? Quelques contractions isolées dans la journée sont fréquentes et normales. Ce qui doit alerter, c'est leur régularité ou leur persistance malgré le repos. En cas de doute, allongez-vous une heure, notez leur fréquence, et appelez la maternité si elles continuent.
Poser vos questions sur l'activité physique et l'intimité
Le sport, les voyages ou les rapports sexuels font partie des questions que beaucoup n'osent pas poser. Il n'existe pas de consigne unique valable pour toutes. Pourquoi en parler ? Parce que la réponse dépend de votre mesure, de votre terme et de vos antécédents. Notez vos questions avant le rendez-vous, pour ne rien oublier le jour J.
Prendre soin de votre moral
L'attente entre deux mesures peut peser. Certaines femmes vivent la suite de leur grossesse dans l'inquiétude. C'est une réaction normale. Parlez-en à votre entourage, à votre sage-femme, ou à un psychologue si l'anxiété prend trop de place. Vous n'avez pas à traverser cette période seule.

Notre accompagnement chez Kaliora
Recevoir l'annonce d'un col court, c'est souvent vivre plusieurs semaines de vigilance. Chez Kaliora, plusieurs professionnelles peuvent vous accompagner pendant cette période, dans une logique de pluridisciplinarité.
Les sages-femmes échographistes, au centre de Paris 15
Les échographies sont réalisées uniquement au centre Kaliora Paris 15, au 8 rue Daniel Stern, 75015 Paris. Trois sages-femmes échographistes y pratiquent les échographies obstétricales, dont la mesure du col : Élodie Weber, Maud de Nemesker et Audrey Champalle. Le temps de l'examen permet d'expliquer ce que l'on voit à l'écran et de répondre à vos questions. Le compte rendu vous est remis à la fin : pensez à le transmettre à la personne qui suit votre grossesse et, si besoin, à votre maternité.
La sage-femme qui suit votre grossesse
Elle reste votre interlocutrice principale. Elle vous explique le compte rendu, adapte le rythme du suivi et vous oriente vers votre maternité lorsque c'est nécessaire. Pour ce suivi, vous pouvez consulter une sage-femme à Paris 15 ou une sage-femme à Paris 14.
Une équipe pluridisciplinaire autour de vous
Nos psychologues peuvent vous recevoir si l'attente ou l'inquiétude deviennent pesantes. Les médecins généralistes du centre peuvent être sollicités pour les questions de santé générale ou d'arrêt de travail. Cette pluridisciplinarité ne remplace pas votre maternité, qui décide des traitements comme le cerclage et prend en charge les situations urgentes. Elle permet simplement que les professionnelles qui vous suivent échangent entre elles. Pour découvrir l'ensemble de cet accompagnement, consultez notre page suivi de grossesse à Paris.
FAQ : vos questions sur le col court pendant la grossesse
Un col court pendant la grossesse, est-ce grave ?
Pas forcément. Un col court signale un risque plus élevé d'accouchement prématuré, mais beaucoup de femmes concernées accouchent à terme. Tout dépend du terme de la découverte, de la longueur mesurée, de vos antécédents et de la présence ou non de contractions. Découvert avant 24 SA, il peut conduire à proposer un traitement préventif, comme la progestérone vaginale ou, dans certaines situations, un cerclage. Découvert au 9e mois, il correspond le plus souvent à la préparation normale de l'accouchement. Dans tous les cas, la mesure est replacée dans votre situation par la personne qui vous suit. Et quels que soient le terme et la mesure, des contractions régulières, une perte de liquide ou un saignement doivent vous conduire à la maternité.
Peut-on mesurer le col par échographie abdominale ?
C'est parfois possible, mais la mesure est moins fiable que par voie endovaginale. Par le ventre, le col est souvent mal visible, notamment à cause de la position du bébé ou de la vessie. Une vessie pleine peut d'ailleurs allonger artificiellement le col. Dans une étude publiée en 2015, une image suffisante n'était obtenue par voie abdominale que chez environ une femme sur deux. C'est pourquoi l'échographie endovaginale reste l'examen de référence pour mesurer la longueur du col. Elle n'est pas dangereuse pour la grossesse : la sonde reste à l'entrée du vagin et ne touche ni le col ni le bébé. Si l'examen vous inquiète, dites-le : l'échographiste vous expliquera chaque étape.
Faut-il rester allongée avec un col raccourci ?
Non, pas de façon systématique. Les recommandations du CNGOF de 2016 ne préconisent pas le repos strict au lit, même en cas de menace d'accouchement prématuré, ni l'hospitalisation prolongée. Rester couchée toute la journée n'a pas montré de bénéfice, et cela comporte ses propres inconvénients. En revanche, alléger votre rythme est souvent conseillé : moins d'efforts intenses, pas de charges lourdes, des pauses régulières. Un arrêt de travail peut être discuté selon votre poste et vos trajets. Les consignes peuvent devenir plus précises après un épisode de contractions ou un passage à la maternité. Votre sage-femme ou votre médecin vous indiquera le niveau d'activité adapté à votre situation.
Un col court à 8 ou 9 mois, faut-il s'inquiéter ?
En général, beaucoup moins qu'au deuxième trimestre. En fin de grossesse, le col se prépare naturellement à l'accouchement : il se ramollit, se raccourcit et peut commencer à s'ouvrir avant le début du travail. À partir de 37 SA, votre bébé est à terme, et un col court n'a rien d'anormal. Entre 34 et 37 SA, une naissance reste un peu prématurée, mais les traitements pour arrêter les contractions ne sont plus utilisés, et le pronostic des bébés est en général bon. Ce qui compte alors, ce sont les signes de travail : contractions régulières, perte des eaux, saignement. En leur présence, rendez-vous à votre maternité, comme prévu dans votre projet de naissance.
Qu'est-ce que le cerclage et quand est-il proposé ?
Le cerclage consiste à placer un fil autour du col de l'utérus pour l'aider à rester fermé. Il est réalisé à la maternité, sous anesthésie. En France, le CNGOF le recommande pour une grossesse unique après au moins trois fausses couches tardives ou accouchements prématurés. Il peut aussi être proposé après un accouchement avant 34 SA, si le col mesure moins de 25 mm avant 24 SA. Il n'est pas recommandé pour un antécédent isolé d'accouchement prématuré, après une conisation seule, ni dans les grossesses gémellaires. Le fil est retiré en fin de grossesse, avant l'accouchement. La décision se prend toujours avec l'équipe de votre maternité, qui vous explique les bénéfices et les contraintes.
En conclusion
Un col court pendant la grossesse est d'abord une mesure, qui aide à repérer un risque d'accouchement prématuré. Sa signification dépend beaucoup du terme : avant 24 SA, il peut conduire à un traitement préventif ; au 7e mois, il s'inscrit souvent dans un contexte de contractions suivi à la maternité ; en fin de grossesse, il reflète le plus souvent la préparation normale de l'accouchement. Dans tous les cas, l'échographie endovaginale reste l'outil le plus fiable pour mesurer le col, et le contexte compte autant que le chiffre.
Vous n'avez rien fait pour que votre col soit court, et vous n'avez pas à porter seule cette inquiétude. Une approche pluridisciplinaire de proximité vous aide à traverser les semaines de surveillance plus sereinement. Pour une échographie de contrôle, retrouvez les informations pratiques sur notre page échographie à Paris 15, au 8 rue Daniel Stern. Et pour être accompagnée tout au long de votre grossesse, vous pouvez découvrir l'équipe de nos centres de Paris 14 et Paris 15. Les échographies sont réalisées au centre de Paris 15.
Ces informations ne remplacent pas une consultation médicale. En cas de doute, consultez un professionnel de santé.
Sources
- Sentilhes L., Sénat M.-V., Ancel P.-Y. et al., Prévention de la prématurité spontanée et de ses conséquences (hors rupture des membranes), recommandations pour la pratique clinique du CNGOF, Journal de gynécologie obstétrique et biologie de la reproduction, 2016 ; republiées dans La Revue Sage-Femme, 2017.
- Grangé G., Maitrot Mantelet L., Guide pratique de l'échographie obstétricale et gynécologique, Elsevier Masson, 2021 ; extrait Mesure de la longueur du col de l'utérus par voie endovaginale, Elsevier Connect, janvier 2022.
- Inserm, Enquête nationale périnatale : résultats de l'édition 2021, salle de presse de l'Inserm.
- Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière (AP-HP), protocole Prise en charge de la menace d'accouchement prématuré, révision de mars 2011.
- Pandipati S. et al., Prospective evaluation of a protocol for using transabdominal ultrasound to screen for short cervix, American Journal of Obstetrics and Gynecology, 2015.
- Manuels MSD pour le grand public, Insuffisance cervicale.

Sage-femme échographiste
Sage-femme échographiste au centre Kaliora Paris 15, Élodie réalise les échographies gynécologiques et obstétricales et assure le suivi gynécologique de prévention, la contraception et l'orthogénie. Elle est titulaire du D.I.U. d'échographie gynécologique et obstétricale de la faculté de médecine Cochin-Port Royal.
N° RPPS : 10100041374
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