Échographie morphologique du 2e trimestre : que regarde-t-on ?

Échographie morphologique du 2e trimestre : que regarde-t-on ?
L'échographie morphologique est l'examen le plus complet des trois échographies de la grossesse. Elle est aussi celle que les futurs parents attendent le plus. À ce stade, le bébé ressemble vraiment à un bébé : on distingue son profil, ses mains, les battements de son cœur.
Derrière ce moment d'émotion se cache pourtant un examen médical rigoureux, long, et très codifié. Pendant que vous regardez l'écran, la personne qui réalise l'examen suit une liste précise de structures à vérifier, une par une.
Beaucoup de femmes que nous accompagnons nous posent la même question en sortant : « Qu'est-ce qu'elle regardait, exactement ? » Nous avons écrit ce guide pour y répondre. Vous y trouverez ce que l'on cherche organe par organe, ce que signifient les mesures inscrites sur votre compte rendu, ce qui se passe en cas de doute, et ce que cet examen ne peut pas voir.
L'échographie morphologique, deuxième temps d'un parcours en trois échographies
L'échographie morphologique est la deuxième des trois échographies proposées au cours d'une grossesse en France. Elle intervient au cinquième mois, entre l'échographie du 1er trimestre et celle du troisième trimestre.
Le mot « morphologique » dit l'essentiel : cet examen s'intéresse à la morphologie du fœtus, c'est-à-dire à la forme et à la structure de ses organes. Là où la première échographie datait la grossesse et participait au dépistage de la trisomie 21, la deuxième dresse un état des lieux anatomique complet.
Un examen de dépistage, et non un simple portrait
C'est le point le plus important à comprendre, et le plus souvent mal compris. L'échographie du 2e trimestre est un examen de dépistage. Son objectif n'est pas de vous montrer votre bébé — même si elle le fait, et c'est précieux. Son objectif est de repérer d'éventuelles anomalies de développement.
La très grande majorité de ces examens se révèlent normaux. Mais leur raison d'être est précisément de ne pas passer à côté de ce qui pourrait ne pas l'être. C'est pourquoi l'échographiste alterne entre les explications qu'il vous donne et de longs silences de concentration. Ces silences ne sont pas des mauvais signes : ils font partie du travail.
Comprendre cela change souvent le vécu de l'examen. Vous savez alors que le calme du praticien à un moment donné signifie qu'il mesure, pas qu'il découvre quelque chose d'inquiétant.
Qui réalise cet examen
L'échographie de grossesse peut être réalisée par un échographiste titulaire d'une formation spécifique en échographie obstétricale. Les sages-femmes en font partie : cette pratique nécessite un diplôme universitaire dédié, en plus du diplôme d'État.
Dans nos deux centres, ce sont nos sages-femmes qui réalisent les échographies obstétricales. Vous êtes donc suivie et examinée par la même équipe, ce qui évite de multiplier les interlocuteurs pendant les mois où votre agenda est déjà chargé.
Quand faire l'échographie morphologique : la fenêtre 20-24 SA
L'échographie morphologique se programme entre 20 et 24 semaines d'aménorrhée (SA), avec une cible idéale autour de 22 SA. Cette fourchette n'a rien d'arbitraire.
Pourquoi 22 SA est le meilleur moment
Avant 20 SA, certaines structures sont encore trop petites pour être analysées correctement. Le cœur en particulier, dont on doit examiner les quatre cavités et les gros vaisseaux, reste difficile à explorer chez un fœtus trop jeune.
Après 24 SA, l'examen reste possible, mais il devient techniquement plus délicat. Le bébé a grandi, il occupe davantage l'espace, et ses os — notamment les côtes et le rachis — projettent des ombres qui masquent certaines structures. La marge de manœuvre se réduit.
À 22 SA, l'équilibre est optimal : le fœtus est assez développé pour que tout soit visible, et encore assez mobile pour qu'on puisse le voir sous plusieurs angles.
Anticiper la prise de rendez-vous
C'est un réflexe simple qui évite beaucoup de stress. Dans une zone dense comme Paris, les délais peuvent atteindre plusieurs semaines. Prendre rendez-vous dès l'échographie du 1er trimestre, en visant 22 SA, vous laisse une vraie marge.
Si le créneau proposé tombe à 23 ou 24 SA, ce n'est pas un problème : vous restez dans la fenêtre recommandée. En revanche, viser d'emblée le dernier jour de cette fenêtre laisse peu de place à un report ou à un imprévu.
Que regarde-t-on exactement ? L'anatomie fœtale passée en revue
Voici le cœur du sujet. L'examen suit un protocole standardisé, avec des coupes de référence à obtenir pour chaque région du corps. En pratique, l'échographiste balaie l'ensemble de l'anatomie du fœtus.
La tête, le cerveau et la face
L'exploration commence souvent par la tête. On vérifie la forme et la fermeture de la boîte crânienne, puis on examine les structures cérébrales : les ventricules latéraux et leur taille, la ligne médiane du cerveau, le cervelet et la fosse postérieure.
La face fait l'objet d'une attention particulière. On observe le profil, les orbites, et surtout la lèvre supérieure, afin de dépister une fente labiale. Le palais, lui, reste plus difficile d'accès en échographie.
C'est aussi à ce moment que vous voyez apparaître à l'écran ce profil si reconnaissable, avec le nez et le menton — souvent l'image que les parents retiennent.
Le cœur, le thorax et l'abdomen
L'examen du cœur fœtal est l'un des temps les plus longs et les plus exigeants. On recherche une coupe des quatre cavités, on vérifie le départ et le croisement des gros vaisseaux, le rythme cardiaque, et la position du cœur dans le thorax.
Dans le thorax, on observe l'aspect des poumons et l'intégrité du diaphragme, ce muscle qui sépare le thorax de l'abdomen. Une anomalie à ce niveau peut laisser passer des organes abdominaux vers le thorax.
Dans l'abdomen, on repère l'estomac — visible sous forme d'une poche noire, signe que le fœtus déglutit —, le foie, la vessie, et les deux reins. On vérifie enfin la paroi abdominale et l'insertion du cordon ombilical.
Le rachis, les membres et les extrémités
La colonne vertébrale est examinée sur toute sa longueur, en coupes longitudinales et transversales, à la recherche notamment d'une anomalie de fermeture comme un spina bifida.
Les quatre membres sont ensuite passés en revue : présence et longueur des os longs (fémur, tibia, humérus, radius), position des mains et des pieds, mobilité générale. On compte les segments, on vérifie les alignements.
Ces vérifications paraissent minutieuses à l'excès. Elles expliquent pourquoi l'examen dure plus longtemps que les autres, et pourquoi on vous demandera peut-être de changer de position, de vous lever quelques instants, voire de revenir un autre jour si le bébé refuse obstinément de bouger.
Les mesures : biométrie fœtale et courbes de croissance
Au-delà de l'anatomie, l'échographie morphologique mesure. Ces chiffres, que vous retrouverez sur votre compte rendu, constituent la biométrie fœtale.
Quatre mesures principales sont relevées :
- le diamètre bipariétal (BIP), largeur du crâne ;
- le périmètre céphalique (PC), circonférence de la tête ;
- le périmètre abdominal (PA), circonférence du ventre ;
- la longueur fémorale (LF), longueur de l'os de la cuisse.
Ces valeurs sont reportées sur des courbes de référence et exprimées en percentiles. Un percentile situe votre bébé par rapport à l'ensemble des fœtus du même terme. Être au 30e ou au 70e percentile n'a rien d'anormal : cela traduit simplement une diversité de gabarits, exactement comme chez les adultes.
Ce que l'on surveille, ce n'est pas tant une valeur isolée que la cohérence de l'ensemble et son évolution d'une échographie à l'autre. Une croissance harmonieuse rassure davantage qu'un chiffre pris isolément. C'est aussi pourquoi il est inutile de comparer vos mesures à celles d'une amie : elles ne veulent rien dire hors de leur contexte.
Une estimation du poids fœtal peut être calculée à partir de ces mesures. Elle comporte une marge d'incertitude qu'il faut garder en tête : c'est un ordre de grandeur, pas une pesée.

Ce que l'on observe autour du bébé
L'échographie ne s'arrête pas au fœtus. Son environnement immédiat fait partie intégrante de l'examen, et il détermine parfois des décisions concrètes pour la suite de la grossesse.
Le placenta est localisé avec précision. On note son emplacement dans l'utérus et sa distance par rapport au col. Un placenta bas inséré à 22 SA n'a rien d'exceptionnel et remonte le plus souvent avec la croissance de l'utérus ; il justifiera simplement un contrôle au troisième trimestre.
La quantité de liquide amniotique est évaluée. Un volume trop faible ou trop important peut orienter vers certaines situations à surveiller, et justifie alors des examens complémentaires.
Le cordon ombilical est examiné, notamment le nombre de vaisseaux qu'il contient. Enfin, selon vos antécédents et le contexte de votre grossesse, un Doppler peut être réalisé pour étudier la circulation sanguine, et le col de l'utérus mesuré.
Ces éléments expliquent qu'une échographie parfaitement normale sur le plan fœtal puisse tout de même donner lieu à une consigne de surveillance particulière. Ce n'est pas contradictoire.
Comment se déroule l'examen, concrètement
Vous n'avez pas besoin d'être à jeun, ni de venir avec la vessie pleine — cette consigne concerne surtout les échographies très précoces. Une tenue permettant de dégager facilement le ventre est plus confortable.
L'examen se fait par voie abdominale, avec du gel et une sonde posée sur la peau. Il est totalement indolore. Le gel peut être frais, c'est le seul désagrément à prévoir.
Comptez une trentaine de minutes, parfois davantage. C'est le plus long des trois examens. Vous pouvez être accompagnée par votre conjoint ou un proche, en vérifiant les modalités au moment de la prise de rendez-vous.
Si la position du fœtus le permet, le sexe du bébé peut être déterminé de façon fiable à ce terme. Ce n'est pas un objectif médical de l'examen. Si vous souhaitez garder la surprise, dites-le clairement dès le début : c'est une consigne fréquente et parfaitement respectée.
À la fin, vous repartez avec un compte rendu écrit et quelques clichés. Conservez ce compte rendu : il sera demandé à chaque étape suivante de votre suivi. Notez enfin que les échographies dites « souvenir », réalisées hors cadre médical, ne remplacent aucun de ces examens et ne poursuivent pas les mêmes objectifs.
Quand un doute apparaît : signes d'appel et suite du parcours
Il arrive que l'échographiste repère un élément qui sort de l'ordinaire. On parle alors de signe d'appel : un point qui mérite d'être regardé de plus près, sans être en soi un diagnostic.
Dans de nombreux cas, un simple contrôle quelques semaines plus tard suffit à lever le doute. Certaines images disparaissent spontanément, d'autres correspondent à des variantes de la normale.
Lorsqu'une vérification plus poussée s'impose, vous êtes orientée vers un échographiste référent, voire vers un centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal (CPDPN). Ces structures réunissent plusieurs spécialités et disposent d'un plateau technique adapté. Être adressée à un CPDPN ne préjuge en rien de la gravité de la situation : c'est un réflexe de précision.
Ce moment d'attente est éprouvant, souvent plus que le résultat lui-même. Si vous le traversez, sachez qu'il est légitime de demander du soutien — auprès de votre sage-femme, et si besoin d'un psychologue.
Quand consulter sans attendre pendant votre grossesse
Indépendamment de l'échographie, certains signes imposent de contacter rapidement votre maternité ou votre sage-femme :
- saignements vaginaux ;
- contractions douloureuses et régulières ;
- perte de liquide par le vagin ;
- fièvre ;
- maux de tête violents, troubles de la vision, gonflement brutal du visage ou des mains ;
- diminution nette des mouvements du bébé, une fois qu'ils sont bien perçus.
Dans le doute, appelez. Personne ne vous reprochera jamais un appel de trop.
Ce que l'échographie morphologique ne peut pas voir
Il est essentiel de le dire clairement : l'échographie ne détecte pas toutes les anomalies. C'est un examen de dépistage performant, mais il a des limites, et elles doivent être connues avant l'examen plutôt qu'après.
Certaines anomalies ne sont pas visibles à l'image, notamment sur le plan génétique ou métabolique. D'autres n'apparaissent que plus tard dans la grossesse, ou seulement après la naissance. Une échographie normale est donc une bonne nouvelle, pas une garantie absolue.
Les conditions techniques jouent également. La position du fœtus, une cicatrice abdominale, un surpoids important ou la quantité de liquide amniotique peuvent limiter la qualité des images. Le praticien le mentionne alors sur le compte rendu et propose de compléter l'examen ultérieurement.
Cette transparence n'a rien d'inquiétant. Elle fait partie de l'information à laquelle vous avez droit, et elle est intégrée aux règles de bonnes pratiques de l'échographie de dépistage.

Notre approche pluridisciplinaire à Kaliora
Nos sages-femmes assurent le suivi complet de votre grossesse dans nos deux centres, à Montparnasse (Paris 14e) et à La Motte-Picquet (Paris 15e) : consultations mensuelles, entretien prénatal précoce, examens biologiques et échographies obstétricales.
Concrètement, la personne qui réalise votre échographie morphologique est aussi celle qui vous suit. Elle reprend avec vous chaque ligne du compte rendu, replace les mesures dans l'histoire de votre grossesse, et répond aux questions qui arrivent souvent une fois rentrée chez vous. Vous n'avez pas à réexpliquer votre parcours à chaque rendez-vous.
C'est là que la pluridisciplinarité de nos centres prend son sens. Le deuxième trimestre est réputé plus confortable, mais il apporte son lot de désagréments. Nos ostéopathes interviennent sur les douleurs lombaires, pelviennes et costales qui s'installent à mesure que le ventre s'arrondit. Nos kinésithérapeutes accompagnent la mobilité et la préparation du corps à la suite de la grossesse.
Notre diététicienne reçoit les femmes qui s'interrogent sur leur alimentation ou leur prise de poids, sans jamais imposer de cadre restrictif. Nos psychologues accompagnent celles pour qui l'attente d'un résultat, un antécédent difficile ou une anxiété plus ancienne rendent cette période lourde à porter. Vous pouvez consulter une sage-femme à Paris dans notre centre du 15e comme dans celui du 14e.
Cinq repères pour aborder sereinement votre échographie
Préparez vos questions à l'avance. Une fois dans la pièce, l'émotion fait souvent oublier ce que l'on voulait demander. Notez deux ou trois questions sur votre téléphone la veille. Vous repartirez avec de vraies réponses plutôt qu'avec des regrets.
Dites d'emblée si vous ne voulez pas connaître le sexe. C'est la seule consigne que le praticien ne peut pas deviner. Un mot au début de l'examen suffit à préserver la surprise, y compris sur les clichés que vous emporterez.
Ne surinterprétez pas les silences. Les temps de concentration sont normaux et prolongés, en particulier pendant l'examen du cœur. Si l'inquiétude monte malgré tout, vous avez le droit de le dire simplement : « votre silence m'angoisse ». Cette phrase débloque presque toujours la situation.
Anticipez la possibilité d'un examen à compléter. Si le bébé est mal placé, une seconde séance peut être nécessaire. Ce n'est pas un échec ni un mauvais signe, c'est fréquent. Le savoir avant évite une inquiétude inutile en sortant du cabinet.
Relisez votre compte rendu avec votre sage-femme. Le vocabulaire technique se prête aux mauvaises interprétations, surtout lu seule le soir. Emportez-le à votre consultation suivante et faites-vous expliquer les termes qui vous ont arrêtée.
Après l'échographie : la suite de votre suivi
L'échographie morphologique ne clôt rien, elle s'inscrit dans une continuité. Les consultations mensuelles se poursuivent, avec le dépistage du diabète gestationnel proposé entre 24 et 28 SA selon vos facteurs de risque, et les examens biologiques prévus au calendrier.
La troisième échographie intervient au troisième trimestre, autour du huitième mois. Elle s'intéresse davantage à la croissance, au bien-être fœtal et à la position du bébé qu'à l'anatomie détaillée. Vous pouvez retrouver l'ensemble du calendrier dans notre guide des trois échographies de la grossesse.
Sur le plan pratique, notez que les deux premières échographies sont remboursées à 70 % du tarif de convention. La prise en charge passe à 100 % à partir du premier jour du sixième mois de grossesse, ce qui concerne la troisième échographie. Votre complémentaire santé intervient sur le reste à charge selon votre contrat.
C'est aussi la période idéale pour préparer la suite : séances de préparation à la naissance, réflexion sur votre projet de naissance, organisation du post-partum. Rien ne presse, mais y penser maintenant évite de tout empiler au dernier trimestre.
Questions fréquentes
L'échographie morphologique est-elle obligatoire ?
Non. Les trois échographies de la grossesse sont recommandées et proposées systématiquement, mais aucune n'est imposée. Vous pouvez accepter l'examen, en refuser certains aspects, ou décliner l'ensemble de la démarche de dépistage. Votre information et votre consentement sont recueillis en amont. Dans les faits, la très grande majorité des femmes réalisent cet examen, car il apporte des informations utiles pour anticiper la naissance et organiser une éventuelle prise en charge. Si ce choix vous questionne, en parler avec votre sage-femme avant le rendez-vous aide souvent à clarifier ce que vous souhaitez vraiment.
Que se passe-t-il si le bébé est mal positionné pendant l'examen ?
C'est une situation courante, et elle n'a rien d'alarmant. Le praticien commencera par vous demander de bouger, de vous mettre sur le côté, ou de vous lever quelques instants pour inciter le fœtus à changer de position. Si certaines structures restent inaccessibles malgré tout, l'examen sera déclaré incomplet et une seconde séance vous sera proposée quelques jours ou quelques semaines plus tard. Cela ne signifie pas qu'une anomalie a été détectée : simplement que toutes les images requises n'ont pas pu être obtenues ce jour-là.
Une échographie morphologique normale garantit-elle un bébé en bonne santé ?
Non, et il est important de le savoir avant l'examen. L'échographie est un excellent outil de dépistage, mais elle ne visualise pas tout. Les anomalies génétiques, certaines maladies métaboliques, ou des atteintes qui n'apparaîtront que plus tard dans la grossesse échappent à cet examen. Une échographie normale reste une information rassurante et précieuse, mais elle ne constitue pas une garantie absolue. C'est précisément pour cette raison que le suivi se poursuit ensuite, avec une troisième échographie et l'examen du nouveau-né après la naissance.
Peut-on faire une échographie 3D à ce terme ?
Techniquement oui, et beaucoup de cabinets proposent quelques images en trois dimensions à titre de complément. Elles n'ont pas de valeur diagnostique supplémentaire dans le cadre du dépistage : c'est le mode classique en deux dimensions qui reste la référence pour l'analyse morphologique. Les échographies réalisées uniquement dans une finalité de souvenir, en dehors d'un cadre médical, sont à distinguer clairement des examens de suivi. Elles ne les remplacent pas et ne dispensent d'aucun rendez-vous du calendrier de grossesse.
Combien de temps faut-il attendre les résultats ?
Il n'y a pas de délai d'attente comparable à celui d'une analyse biologique. L'échographiste vous donne ses conclusions à la fin de l'examen et vous remet un compte rendu écrit le jour même. Si un point nécessite une vérification, il vous l'explique immédiatement et organise la suite avec vous. C'est d'ailleurs l'un des aspects les plus déroutants de cet examen : tout se joue en temps réel, sous vos yeux. C'est aussi pourquoi il est précieux de pouvoir en reparler ensuite, à froid, avec la personne qui assure votre suivi.
En résumé
L'échographie morphologique du 2e trimestre se réalise entre 20 et 24 SA, idéalement autour de 22 SA. Elle passe en revue l'anatomie complète de votre bébé — cerveau, face, cœur, thorax, abdomen, rachis, membres — mesure sa croissance et examine son environnement : placenta, liquide amniotique, cordon.
C'est un examen de dépistage exigeant, plus long que les autres, dont les silences et la minutie ne sont pas des signaux d'inquiétude. C'est aussi, souvent, la première vraie rencontre visuelle avec votre enfant.
Pour votre suivi de grossesse comme pour vos échographies, nos sages-femmes vous reçoivent dans nos deux centres, à Montparnasse et à La Motte-Picquet. Vous pouvez découvrir l'équipe qui vous accompagne et convenir d'une première consultation.
Ces informations ne remplacent pas une consultation médicale. En cas de doute, consultez un professionnel de santé.
Sources
- Assurance Maladie (Ameli), Grossesse : suivi mensuel à partir du 4e mois, consulté en 2026 — ameli.fr
- Assurance Maladie (Ameli), Suivi et accompagnement de la femme pendant la grossesse et après l'accouchement, espace professionnels de santé, consulté en 2026.
- Haute Autorité de Santé, Échographies fœtales à visée médicale et non médicale : définitions et compatibilité, 2012.
- Haute Autorité de Santé, Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées, mise à jour 2016.
- Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF), recommandations relatives au suivi de la grossesse normale, 2018.
- Comité Français d'Échographie Fœtale (CFEF), modèle de compte rendu échographique du 2e trimestre.

Sage-femme
Sage-femme chez Kaliora, Laurette est passionnée par l'accompagnement de la grossesse et de la parentalité. Elle met son expertise au service du bien-être des mamans et de leurs bébés.
N° RPPS : 10105883226
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