Douleur sous les côtes pendant la grossesse : d'où elle vient, quand consulter sans attendre, et ce que l'ostéopathie peut soulager

Une gêne sous la poitrine quand vous êtes assise, une pointe sur le côté quand le bébé s'étire, l'impression de manquer de place pour respirer : la douleur sous les côtes enceinte fait partie des inconforts les plus fréquents des deux derniers trimestres. Elle est le plus souvent liée aux transformations normales de votre corps. Elle peut pourtant être pénible, gêner le sommeil et inquiéter.
Dans cet article, nous vous expliquons d'où vient ce mal aux côtes pendant la grossesse, ce qui aide au quotidien, et les quelques signes qui doivent vous faire consulter sans attendre. Nous verrons aussi ce qu'une séance d'ostéopathie peut apporter, ce qu'elle ne fait pas, et comment la kinésithérapie peut compléter l'accompagnement. Vous n'êtes pas seule à ressentir cela, et des solutions simples existent.
Douleur sous les côtes pendant la grossesse : un inconfort fréquent
À quoi ressemble cette douleur ?
Les femmes enceintes la décrivent de façons très variées. Certaines parlent d'une barre ou d'une pression sous les seins. D'autres ressentent une douleur sur le côté de la cage thoracique, comme un point de côté qui ne passe pas. Parfois, la gêne irradie vers le dos, entre les omoplates.
Elle peut toucher un seul côté ou les deux. Elle s'accentue souvent en position assise prolongée, en fin de journée, ou lorsque le bébé bouge beaucoup. En revanche, elle se calme généralement quand vous changez de position, vous étirez ou vous allongez sur le côté.
Quand apparaît-elle ?
Ce mal aux côtes de grossesse apparaît le plus souvent au cours du deuxième trimestre et devient plus marqué au troisième. Des services de kinésithérapie du NHS britannique la décrivent comme très courante à partir de la 28e semaine de grossesse environ. C'est logique : c'est à ce moment que l'utérus remonte haut dans l'abdomen et que le bébé prend de la place.
Pour situer ces étapes, notre article sur la grossesse mois par mois et les étapes clés de chaque trimestre peut vous aider à mieux comprendre ce qui se passe semaine après semaine.
Une douleur généralement bénigne, mais qui mérite d'être écoutée
Dans la grande majorité des cas, cette douleur est mécanique. Elle traduit l'adaptation de votre cage thoracique, de vos muscles et de vos articulations à la grossesse. Elle ne signifie pas que votre bébé va mal.
Il existe cependant quelques situations, plus rares, où une douleur située en haut du ventre ou sous les côtes doit alerter. Nous les détaillons plus bas, de façon claire. L'objectif n'est pas de vous inquiéter, mais de vous donner des repères fiables pour savoir quand demander un avis rapidement.
Pourquoi a-t-on mal aux côtes pendant la grossesse ?
Plusieurs mécanismes se combinent. Les comprendre aide souvent à mieux vivre la douleur, et à choisir les gestes qui soulagent.
L'utérus qui grossit et le diaphragme qui remonte
Le diaphragme est le grand muscle de la respiration. Il sépare le thorax de l'abdomen et s'attache sur la face interne des côtes basses. Au fil de la grossesse, l'utérus grandit et repousse les organes digestifs vers le haut.
En conséquence, le diaphragme remonte d'environ 4 centimètres en fin de grossesse, selon les données de physiologie respiratoire. Il continue pourtant à bien fonctionner : son amplitude de mouvement est même conservée, voire augmentée. Mais l'espace disponible sous les côtes diminue, et les tissus de cette zone sont davantage sollicités.
C'est pourquoi beaucoup de femmes ont l'impression de « manquer de place » ou d'avoir le souffle plus court, surtout en position assise, ventre comprimé.
Les côtes qui s'écartent sous l'effet des hormones
Pour compenser cette remontée du diaphragme, la cage thoracique s'élargit. Les hormones de la grossesse assouplissent les ligaments qui relient les côtes au sternum et à la colonne vertébrale. Ce phénomène commence tôt, avant même que l'utérus soit volumineux.
Le bas de la cage thoracique s'ouvre alors vers l'extérieur. L'angle formé par les côtes sous le sternum s'élargit nettement : les ouvrages de physiologie décrivent un passage d'environ 70 degrés en début de grossesse à plus de 100 degrés à terme. Cette adaptation est remarquable. Elle peut toutefois s'accompagner de tiraillements, voire d'une sensation de côte « déplacée » ou bloquée.
Les mouvements et la position du bébé
Au troisième trimestre, le bébé est grand et ses mouvements se sentent davantage. Un pied calé sous les côtes, une tête ou des fesses en haut de l'utérus, un étirement vigoureux : tout cela peut provoquer une douleur vive et ponctuelle.
Cette douleur aux côtes du 3e trimestre varie souvent selon la position du bébé. Lorsqu'il est en siège, sa tête se trouve en haut de l'utérus, et certaines femmes ressentent alors une pression plus marquée sous les côtes. Quand le bébé descend dans le bassin en fin de grossesse, beaucoup de femmes constatent un soulagement.
D'autres facteurs qui s'additionnent
Par ailleurs, d'autres éléments peuvent accentuer l'inconfort :
- La poitrine qui s'alourdit augmente la charge sur le haut du dos et sur les côtes ;
- La posture change : le centre de gravité avance, le dos se cambre, les épaules s'enroulent ;
- Le reflux et les brûlures d'estomac, très fréquents en fin de grossesse, peuvent se ressentir comme une douleur sous le sternum ou sous les côtes ;
- La position assise prolongée, au bureau ou en voiture, comprime le haut du ventre.
Douleur côtes droite ou gauche pendant la grossesse : que signifie le côté ?
Une douleur à droite
La douleur aux côtes droite pendant la grossesse est souvent décrite. Elle s'explique fréquemment par la position du bébé ou par la présence du foie, situé sous les côtes droites, qui est lui aussi repoussé vers le haut.
Le plus souvent, il s'agit d'une gêne mécanique, qui varie avec les mouvements et les positions. Toutefois, une douleur intense, continue, sous les côtes droites ou au creux de l'estomac, mérite un avis médical rapide, surtout au troisième trimestre. Nous expliquons pourquoi dans la section suivante.
Une douleur à gauche
La douleur aux côtes gauche pendant la grossesse est également courante. Elle peut être liée à la position du bébé, à des tensions musculaires, ou à l'estomac comprimé, notamment après un repas copieux.
Comme à droite, une douleur qui se modifie avec la position, la respiration ou les mouvements du bébé est généralement rassurante. Une douleur qui s'installe, s'intensifie ou s'accompagne d'autres symptômes doit, elle, être signalée.
Ce qui compte plus que le côté
En pratique, le côté de la douleur compte moins que ses caractéristiques. Posez-vous ces questions simples : la douleur change-t-elle quand vous bougez ? Se calme-t-elle au repos ? Est-elle isolée, ou accompagnée d'autres signes ? Ces repères vous aideront, ainsi que votre sage-femme, à faire la part des choses.

Quand consulter sans attendre ?
La plupart des douleurs costales de grossesse sont bénignes. Il est néanmoins important de connaître les quelques signes qui doivent conduire à consulter rapidement. Les reconnaître, c'est se donner les moyens d'agir tôt, sereinement.
La douleur « en barre » au creux de l'estomac
Une douleur située juste sous le sternum, au creux de l'estomac, parfois décrite comme une barre serrée en haut du ventre, n'est pas une douleur costale banale. On parle de douleur épigastrique.
Après 20 semaines d'aménorrhée, ce type de douleur peut être un signe de prééclampsie. Il s'agit d'une complication de la grossesse associant une tension artérielle élevée et la présence de protéines dans les urines. Elle reste peu fréquente, mais elle nécessite une prise en charge rapide.
Selon l'Assurance maladie, les signes qui doivent faire consulter en urgence sont notamment :
- des maux de tête inhabituels ou intenses ;
- des troubles de la vue : taches, éclairs lumineux, vision floue ou double ;
- des douleurs abdominales en barre, avec ou sans nausées ou vomissements ;
- des bourdonnements d'oreilles ;
- une baisse de la quantité d'urine ;
- un gonflement brutal du visage ou des mains, et une prise de poids rapide en quelques jours.
Le syndrome HELLP et la douleur sous les côtes droites
Le syndrome HELLP est une complication rare mais sérieuse de la prééclampsie. Il associe une atteinte du foie, une destruction de globules rouges et une baisse des plaquettes. Il peut se manifester par des douleurs sous les côtes droites ou au creux de l'estomac, le plus souvent en fin de troisième trimestre ou dans les heures qui suivent l'accouchement.
Ces situations sont rares. Mais c'est précisément parce qu'elles nécessitent une prise en charge rapide qu'il vaut mieux consulter « pour rien » que d'attendre.
Quand consulter en urgence (maternité ou 15)
- Douleur en barre au creux de l'estomac ou sous le sternum, surtout avec maux de tête, troubles visuels ou gonflement brutal du visage et des mains
- Douleur intense sous les côtes droites, qui ne cède pas au repos
- Fièvre associée à une douleur sous les côtes ou dans le dos
- Essoufflement brutal, douleur dans la poitrine ou difficulté à respirer au repos
- Douleur intense persistante, qui ne varie pas avec la position
- Saignements, contractions régulières ou baisse des mouvements du bébé
Fièvre, essoufflement, douleur qui ne cède pas
Une fièvre associée à une douleur sous les côtes ou dans le dos peut évoquer une infection, notamment urinaire. Elle doit être évaluée rapidement pendant la grossesse.
Un léger essoufflement à l'effort est fréquent en fin de grossesse. En revanche, un essoufflement brutal, une douleur dans la poitrine ou une gêne respiratoire au repos justifient une consultation en urgence.
Enfin, une douleur intense qui persiste, qui ne varie ni avec la position ni avec le repos, ou qui vous réveille la nuit sans raison apparente, doit être signalée.
Et pour une gêne habituelle ?
Si votre douleur est modérée, qu'elle varie avec les positions et ne s'accompagne d'aucun signe inquiétant, parlez-en simplement lors de votre prochaine consultation de suivi. Votre sage-femme mesurera votre tension, examinera la zone et vous orientera si besoin. Rien ne vous empêche, d'ailleurs, de l'appeler entre deux rendez-vous si un doute vous travaille.
Ce qui aide au quotidien
Une fois les signes d'alerte écartés, de nombreux gestes simples peuvent rendre cette période plus confortable. Il n'y a pas de recette unique : l'idée est de tester, d'observer ce qui vous fait du bien, et de garder ce qui fonctionne.
Soigner sa posture assise et debout
Pourquoi ça aide : en position avachie, le haut du ventre se replie et comprime encore davantage l'espace sous les côtes. En vous redressant, vous redonnez de la place au diaphragme et à l'utérus.
Comment faire : asseyez-vous au fond d'une chaise qui soutient le bas du dos, avec un petit coussin si besoin. Gardez les épaules relâchées et le sternum légèrement ouvert. Levez-vous et marchez quelques minutes toutes les 30 à 45 minutes si vous travaillez assise. Au bureau, un ballon de grossesse peut remplacer la chaise par moments.
Respirer avec les côtes
Pourquoi ça aide : la respiration diaphragmatique et latérale mobilise doucement la cage thoracique. Elle aide les côtes à bouger dans toutes les directions, ce qui réduit souvent la sensation de blocage.
Comment faire : asseyez-vous droite ou allongez-vous sur le côté. Posez vos mains sur les côtes basses, de part et d'autre. Inspirez lentement par le nez en cherchant à écarter vos mains, sans forcer. Expirez longuement par la bouche, en laissant les côtes revenir. Répétez cinq à dix fois, plusieurs fois par jour. Cet exercice est aussi un bon moment de calme.
Trouver de bonnes positions de repos
Pourquoi ça aide : certaines positions libèrent l'espace sous les côtes et soulagent la pression du bébé.
Comment faire : allongée sur le côté, glissez un coussin de grossesse entre les genoux et sous le ventre. Vous pouvez aussi surélever le haut du corps avec un ou deux oreillers, ce qui soulage également le reflux. Certaines femmes se sentent bien à quatre pattes quelques instants, le ventre suspendu, ce qui décharge la zone. Écoutez votre corps : la bonne position est celle qui vous soulage.
Des étirements et mouvements doux
Pourquoi ça aide : des mouvements doux entretiennent la souplesse du haut du dos et des côtes, et détendent les muscles qui se raidissent.
Comment faire, toujours sans douleur et à votre rythme :
- L'étirement latéral : assise sur une chaise ou un ballon, levez un bras au-dessus de la tête et penchez-vous doucement du côté opposé. Respirez dans les côtes étirées, puis changez de côté.
- Le dos rond, dos creux : à quatre pattes, arrondissez doucement le dos en expirant, puis revenez en position neutre en inspirant.
- Les bras en hauteur : debout, levez les deux bras au-dessus de la tête en inspirant. Ce geste simple ouvre la cage thoracique et soulage souvent sur le moment.
- Les cercles du bassin : assise sur un ballon, dessinez de petits cercles avec le bassin, dans un sens puis dans l'autre.
Si un mouvement augmente la douleur, arrêtez-le. Si vous avez une contre-indication à l'activité physique, demandez d'abord l'avis de votre sage-femme.
Adapter vêtements et repas
Pourquoi ça aide : ce qui serre ou comprime le haut du ventre accentue la gêne.
Comment faire : privilégiez un soutien-gorge confortable, à bretelles larges, de préférence sans armature qui appuie sur les côtes. Évitez les ceintures et vêtements serrés sous la poitrine. Côté repas, fractionner en petites prises plus fréquentes limite la distension de l'estomac et le reflux. Évitez aussi de vous allonger juste après manger.
Ce que l'ostéopathie peut apporter
L'ostéopathie pendant la grossesse est une approche manuelle que beaucoup de femmes enceintes sollicitent pour leurs inconforts mécaniques. Elle a sa place dans la prise en charge du mal aux côtes, à condition d'en connaître l'intérêt et les limites.
Comment se déroule une séance pour une douleur costale ?
La séance commence toujours par un échange. L'ostéopathe vous interroge sur votre douleur, votre grossesse, votre suivi et vos éventuels antécédents. Il vérifie qu'il n'existe pas de signe nécessitant d'abord un avis médical. Si c'est le cas, il vous oriente sans attendre.
Vient ensuite l'examen, en position confortable, souvent sur le côté ou assise. Le travail est doux, adapté à la grossesse, sans manipulation brusque sur le ventre. Vous pouvez à tout moment demander à changer de position ou à faire une pause.
Mobilité costale et diaphragmatique
L'ostéopathe s'intéresse à la façon dont vos côtes bougent avec la respiration. Il évalue aussi le diaphragme, la colonne dorsale, les épaules et le bassin. L'objectif est de redonner de la mobilité aux zones qui semblent raides et de détendre les tissus qui tirent.
Après une séance, de nombreuses femmes décrivent une respiration plus ample et une sensation de « place » retrouvée sous les côtes. Les effets varient d'une personne à l'autre. L'ostéopathe vous proposera souvent quelques exercices simples à refaire chez vous, en lien avec ceux décrits plus haut.
Pour d'autres inconforts mécaniques, vous pouvez lire notre article sur l'ostéopathie et la grossesse pour soulager les maux de la femme enceinte, ou celui consacré à la sciatique et la lombalgie pendant la grossesse.
Les limites de l'ostéopathie
Soyons clairs : l'ostéopathie ne traite ni la prééclampsie, ni une infection, ni aucune complication de la grossesse. Elle ne change pas la position du bébé à coup sûr et ne fait pas « disparaître » l'utérus qui grandit. Les données scientifiques sur son efficacité restent limitées, et elle ne fait pas l'objet de recommandations officielles spécifiques pour la douleur costale.
Son intérêt est d'accompagner un inconfort mécanique, une fois les causes médicales écartées. Elle n'est pas remboursée par l'Assurance maladie, mais de nombreuses mutuelles en prennent une partie en charge.
Un complément au suivi de grossesse, jamais un substitut
L'ostéopathie complète votre suivi de grossesse sans le remplacer. Votre sage-femme reste votre interlocutrice principale pour la surveillance de la tension, des urines, de la croissance du bébé et de votre état général. Si vous consultez un ostéopathe, n'hésitez pas à en informer votre sage-femme, et inversement.
Le rôle de la kinésithérapie : respiration et posture
La kinésithérapie pendant la grossesse peut elle aussi aider, avec une approche plus axée sur le mouvement et la rééducation.
Un kinésithérapeute formé à la périnatalité travaille sur la respiration : apprendre à mobiliser les côtes basses, à respirer de façon ample sans bloquer le ventre, à relâcher les épaules. Ces techniques sont utiles pour la douleur costale, mais aussi pour la fin de grossesse et l'accouchement.
Il accompagne également la posture. Il vous aide à trouver des appuis plus confortables au quotidien, à renforcer en douceur les muscles du dos et à assouplir la région dorsale. Il peut proposer un programme d'exercices personnalisé, adapté au terme et à vos sensations.
Les séances de kinésithérapie sont prises en charge par l'Assurance maladie sur prescription. Pendant la grossesse, cette prescription peut être faite par votre médecin ou, dans le cadre de ses compétences, par votre sage-femme. Parlez-en lors de votre prochaine consultation si l'inconfort persiste.
Notre approche pluridisciplinaire chez Kaliora
Chez Kaliora, nous croyons qu'un inconfort de grossesse se vit mieux lorsqu'il est regardé sous plusieurs angles. Notre approche pluridisciplinaire réunit, dans nos deux centres de Paris 14e (Montparnasse) et Paris 15e (Motte-Picquet), des sages-femmes, des ostéopathes, des kinésithérapeutes, une diététicienne, des psychologues et des médecins.
Votre sage-femme assure le suivi médical de votre grossesse et vérifie qu'aucun signe d'alerte n'est présent. Si la douleur sous les côtes est mécanique et persistante, elle peut vous orienter vers un ostéopathe ou une kinésithérapeute de l'équipe.
Pour l'ostéopathie, vous pouvez rencontrer Benoît Dechamp, ostéopathe formé en périnatalité qui exerce au centre Paris 15e, Maud Badier, ostéopathe formée à l'ostéopathie périnatale et à la biomécanique de la grossesse, au centre Paris 14e, ou Alice Mazzola, kinésithérapeute et ostéopathe, au centre Paris 15e. Sa double formation est précieuse pour la douleur sous les côtes : elle peut associer, selon vos besoins, un travail manuel sur la mobilité costale et diaphragmatique et un accompagnement de kinésithérapie sur la respiration et la posture. Elle est également formée à la prise en charge pré et post-partum.
Ce travail pluridisciplinaire permet d'éviter les allers-retours inutiles et de croiser les regards : la sage-femme, l'ostéopathe et la kinésithérapeute échangent si besoin, avec votre accord. Vous retrouverez l'ensemble de notre accompagnement sur notre page suivi de grossesse à Paris.

Après l'accouchement : ce qui change pour vos côtes
Bonne nouvelle : la douleur sous les côtes liée à la grossesse s'atténue en général nettement après la naissance, à mesure que l'utérus redescend et que le diaphragme retrouve sa place. Beaucoup de femmes la sentent déjà diminuer quand le bébé descend dans le bassin, dans les dernières semaines.
La cage thoracique, elle, peut mettre plus de temps à retrouver sa forme. Certaines femmes gardent une sensation de côtes plus larges pendant plusieurs mois, parfois durablement. C'est normal et sans gravité.
Après l'accouchement, d'autres sollicitations prennent le relais : portage, allaitement, nuits courtes et postures penchées vers le bébé. Le haut du dos et les côtes peuvent alors se raidir à nouveau. Les exercices de respiration et d'ouverture thoracique restent utiles.
Pensez aussi que la prééclampsie peut, plus rarement, apparaître dans les semaines qui suivent la naissance. Si vous ressentez après l'accouchement une douleur en barre, des maux de tête intenses ou des troubles visuels, consultez rapidement. Votre sage-femme reste disponible pour le suivi post-natal et la rééducation qui suit.
FAQ : vos questions sur la douleur sous les côtes pendant la grossesse
La douleur sous les côtes pendant la grossesse est-elle dangereuse pour le bébé ?
Dans la grande majorité des cas, non. La douleur sous les côtes est le plus souvent mécanique : elle reflète l'adaptation de votre cage thoracique et de vos muscles à la croissance de l'utérus. Elle ne signifie pas que votre bébé va mal. Ce qui doit alerter, ce sont certains signes associés : une douleur en barre au creux de l'estomac, des maux de tête, des troubles de la vue, un gonflement brutal du visage ou des mains, de la fièvre ou un essoufflement brutal. Dans ces cas, consultez rapidement. En dehors de ces situations, parlez-en simplement à votre sage-femme lors de votre prochaine consultation.
Est-ce que le bébé peut « casser » une côte en donnant des coups de pied ?
C'est une inquiétude fréquente, mais une fracture de côte due aux mouvements du bébé est exceptionnelle. Les coups de pied peuvent en revanche être très désagréables, surtout lorsqu'un pied se cale sous les côtes. Changer de position, vous étirer en levant les bras ou vous mettre quelques instants à quatre pattes aide souvent le bébé à se décaler. En revanche, une douleur très vive et localisée survenue brutalement, par exemple après une quinte de toux ou un éternuement, mérite d'être signalée à votre sage-femme ou à votre médecin.
Quelle position adopter pour dormir avec mal aux côtes ?
La position allongée sur le côté est généralement la plus confortable en fin de grossesse. Placez un coussin de grossesse ou un oreiller entre les genoux, et un autre sous le ventre pour le soutenir. Surélever légèrement le haut du corps avec un ou deux oreillers peut aussi libérer l'espace sous les côtes et limiter le reflux nocturne. Si un côté est plus douloureux, testez de vous allonger sur l'autre. Il n'existe pas de position parfaite : changez de côté aussi souvent que nécessaire et gardez celle qui vous permet de vous détendre.
L'ostéopathie est-elle sans risque pendant la grossesse ?
Pratiquée par un ostéopathe formé à la périnatalité, avec des techniques douces adaptées, l'ostéopathie est généralement bien tolérée pendant la grossesse. Le praticien commence par un échange pour s'assurer qu'aucun signe ne nécessite d'abord un avis médical. Il adapte les positions à votre confort et évite toute manipulation brusque. Elle ne remplace pas votre suivi de grossesse et ne traite pas les complications médicales. En cas de grossesse à risque ou de doute, demandez l'avis de votre sage-femme avant de prendre rendez-vous, et informez toujours l'ostéopathe de votre terme et de vos antécédents.
Peut-on prendre un antidouleur pour le mal aux côtes ?
Pendant la grossesse, aucun médicament ne doit être pris sans avis d'un professionnel de santé, y compris les antidouleurs vendus sans ordonnance. Certains sont formellement contre-indiqués, notamment à partir du sixième mois. Si la douleur vous gêne au point de vouloir un médicament, parlez-en à votre sage-femme, à votre médecin ou à votre pharmacien. Ils vous indiqueront ce qui est possible pour vous. Avant cela, les gestes décrits dans cet article, comme la respiration, les étirements et les positions de repos, apportent souvent un soulagement appréciable.
Conclusion
La douleur sous les côtes pendant la grossesse est fréquente, souvent passagère, et le plus souvent liée à une adaptation normale de votre corps. Le diaphragme remonte, les côtes s'écartent, le bébé prend sa place : votre corps fait un travail remarquable, et il est normal qu'il le fasse parfois sentir.
Quelques gestes simples aident au quotidien : une posture qui libère le haut du ventre, une respiration qui mobilise les côtes, des positions de repos adaptées et des étirements doux. Gardez aussi en tête les signes d'alerte, en particulier la douleur en barre associée à des maux de tête ou des troubles visuels, qui justifient une consultation rapide.
Si l'inconfort persiste malgré tout, un accompagnement manuel ou rééducatif peut compléter votre suivi. Pour découvrir comment nous travaillons, consultez notre page dédiée à l'ostéopathe à Paris 15, ou prenez le temps de lire les profils de nos ostéopathes, dont notre kinésithérapeute-ostéopathe. Nous serons heureux de vous accompagner, aux côtés de votre sage-femme, jusqu'à la naissance et au-delà.
Sources
- Assurance maladie (ameli.fr), « Circonstances de découverte, symptômes, diagnostic et évolution de la pré-éclampsie », mise à jour du 24 juillet 2025 : lire la page
- Assurance maladie (ameli.fr), « Définition et causes de la pré-éclampsie », mise à jour du 24 juillet 2025
- Inserm, dossier « Pré-éclampsie », mis à jour le 23 septembre 2024
- CNGOF, recommandations formalisées d'experts sur la prise en charge de la prééclampsie, 2020
- NHS Fife, « Rib pain during pregnancy », fiche de conseils de kinésithérapie
- Deranged Physiology, « Influence of pregnancy on respiratory function » (données de physiologie respiratoire)
Ces informations ne remplacent pas une consultation médicale. En cas de doute, consultez un professionnel de santé.

Ostéopathe
Ostéopathe au centre Kaliora, Benoît prend en charge les nourrissons, enfants et adultes. Il est spécialisé dans l'accompagnement des femmes enceintes et des troubles posturaux.
N° RPPS : 10010371861
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