Psychothérapie de la dépression : déroulé, approches et urgences

Quand on traverse une dépression, tout demande un effort. Se lever, répondre aux messages, prendre un rendez-vous. Alors pousser la porte d'un cabinet de psychologue peut sembler insurmontable. Savoir à l'avance comment se déroule une psychothérapie de la dépression peut rendre ce premier pas un peu plus léger.
La dépression est fréquente. Selon le Baromètre de Santé publique France, 15,6 % des adultes de 18 à 79 ans ont vécu un épisode dépressif caractérisé en 2024. Et plus de quatre personnes concernées sur dix n'ont bénéficié d'aucune prise en charge. Pourtant, la dépression se soigne, et la psychothérapie est au cœur de ce soin.
Dans cet article, nous vous expliquons comment se passent les séances, quelles approches thérapeutiques existent, comment la psychothérapie s'articule avec votre médecin généraliste ou un psychiatre, et dans quelles situations il faut agir en urgence.
La psychothérapie, un pilier du traitement de la dépression
La dépression n'est ni un manque de volonté, ni un simple coup de fatigue. C'est une maladie, qui touche l'humeur, l'énergie, le sommeil, la pensée et le rapport aux autres. Si vous vous demandez si ce que vous vivez relève d'une dépression, notre article sur les signes de la dépression chez l'adulte et quand consulter vous aidera à faire le point.
Ce que disent les recommandations
La Haute Autorité de Santé (HAS) considère la psychothérapie comme une composante essentielle du traitement de la dépression. Ses recommandations de 2017 sont claires :
- dans une dépression d'intensité légère, un antidépresseur n'est pas recommandé d'emblée : c'est la psychothérapie qui est proposée en premier ;
- dans une dépression modérée, la psychothérapie est proposée, et un antidépresseur peut y être associé ;
- dans une dépression sévère, l'association d'un antidépresseur, d'un avis psychiatrique et d'une psychothérapie est recommandée.
Autrement dit, quelle que soit l'intensité, la psychothérapie a sa place.
Pourquoi parler aide vraiment
On entend parfois : « À quoi bon parler, ça ne changera rien. » Cette pensée est d'ailleurs souvent un symptôme de la dépression elle-même, qui teinte tout de désespoir.
La psychothérapie agit sur plusieurs plans. Elle offre un lien régulier et fiable, à un moment où l'on se sent souvent isolée. Elle aide à comprendre ce qui a contribué à la dépression. Elle permet de modifier progressivement les pensées et les comportements qui l'entretiennent. Et elle aide à prévenir les rechutes.
Quand la dépression s'accompagne d'anxiété
Dépression et anxiété vont souvent de pair. Inquiétudes permanentes, tensions, nuits agitées : ces signes peuvent s'ajouter à la tristesse et à la fatigue. Si vous vous reconnaissez, notre article sur l'anxiété généralisée et sa prise en charge vous aidera à mieux comprendre ce volet. Une psychothérapie peut travailler les deux à la fois.
Une démarche qui n'a rien d'un aveu d'échec
Consulter n'est pas reconnaître qu'on « n'y arrive pas seule ». C'est reconnaître qu'on traverse une maladie, et qu'on mérite d'être soignée. Personne ne se reprocherait de consulter pour une pneumonie.
Comment se passe une psychothérapie de la dépression ?
Chaque thérapie est unique, mais la plupart suivent un déroulé assez proche. Le connaître peut vous aider à vous projeter.
La première consultation
La première séance est avant tout un temps de rencontre. Votre psychologue vous invite à raconter ce qui vous amène, à votre rythme. Elle vous pose des questions sur votre humeur, votre sommeil, votre appétit, votre énergie, votre entourage, et sur ce qui a pu déclencher ou aggraver votre état.
Vous n'avez rien à préparer. Vous pouvez arriver avec peu de mots, pleurer, avoir du mal à expliquer. Tout cela est normal. Vous n'êtes pas obligée de tout dire dès la première séance.
Cette première rencontre sert aussi à évaluer l'intensité de la dépression et à repérer d'éventuels signes de gravité. Elle permet enfin de vérifier que le courant passe : la qualité de la relation thérapeutique compte beaucoup.
Le cadre et le rythme des séances
La HAS insiste sur un point : une psychothérapie repose sur des séances régulières. Le plus souvent, les séances ont lieu une fois par semaine, parfois tous les quinze jours, et durent entre 45 minutes et une heure.
Au début, un rythme rapproché est souvent préférable. Il permet de créer le lien, de suivre l'évolution de près et d'ajuster rapidement si besoin. Le rythme peut ensuite s'espacer à mesure que vous allez mieux.
Les séances se déroulent en cabinet, et parfois en visioconférence. La visio peut être une aide précieuse les jours où sortir de chez soi semble trop difficile.
Ce qui se passe au fil des semaines
Les premières semaines, l'enjeu est souvent de stabiliser. On parle de ce qui pèse le plus, on repère les moments les plus difficiles de la journée, on cherche de petits points d'appui.
Ensuite, le travail s'approfondit. Selon l'approche, il peut s'agir d'explorer votre histoire, de comprendre le sens de ce que vous traversez, de modifier certaines pensées qui vous enferment, ou de remettre progressivement de l'activité et du plaisir dans votre quotidien.
Les progrès ne sont pas linéaires. Il y aura des séances où vous aurez l'impression d'avancer, et d'autres où rien ne semblera bouger. C'est le propre de tout chemin de guérison.

Quand c'est urgent : savoir réagir
La dépression peut s'accompagner de pensées très sombres. Il est essentiel de savoir les reconnaître et de savoir qui appeler. Si vous lisez ces lignes en vous sentant en danger, s'il vous plaît, ne restez pas seule.
Les signes qui doivent alerter
Certaines situations nécessitent une aide immédiate :
- des idées de mort, l'envie de « disparaître » ou de « ne plus se réveiller » ;
- des pensées suicidaires, avec ou sans projet précis ;
- un sentiment de désespoir intense, l'impression qu'il n'y a plus aucune issue ;
- une dégradation brutale : vous ne mangez plus, ne dormez plus, ne pouvez plus vous lever ;
- une consommation d'alcool ou de médicaments qui augmente pour tenir.
Qui appeler
En cas d'idées suicidaires ou de détresse intense :
- 3114 : numéro national de prévention du suicide. Gratuit, accessible 24 h/24 et 7 j/7, partout en France. Des infirmiers et des psychologues formés vous répondent. Vos proches peuvent aussi appeler s'ils s'inquiètent pour vous.
- 15 (SAMU) ou 112 : en cas de danger immédiat.
- Vous pouvez aussi vous rendre directement aux urgences de l'hôpital le plus proche.
Le 3114 s'adresse à toute personne qui a des idées suicidaires, dès les premières idées de mort. Il n'est pas nécessaire d'être « au bord du passage à l'acte » pour appeler. Parler à quelqu'un, c'est déjà se protéger.
Pour les proches
Si vous vous inquiétez pour quelqu'un, osez poser la question directement : « Est-ce qu'il t'arrive de penser à mourir ? » Contrairement à une idée reçue, en parler n'encourage pas le passage à l'acte. Cela soulage souvent la personne. Le 3114 peut aussi vous conseiller.
Les différentes approches de psychothérapie
Il existe plusieurs familles de psychothérapies, et la HAS reconnaît qu'en l'absence de données comparatives suffisantes, toutes les psychothérapies structurées peuvent être proposées dans la dépression. Le choix dépend de votre situation, de vos préférences et de ce que vous attendez. Pour un panorama complet, notre guide TCC, EMDR, psychanalyse : quelle thérapie choisir ? détaille chaque approche.
La psychothérapie de soutien
C'est le socle de tout accompagnement. Elle offre écoute, présence, information et encouragement. Elle peut être proposée par votre médecin généraliste, par un psychologue ou un psychiatre. La HAS la recommande en première intention dans les dépressions légères et modérées.
Les thérapies cognitives et comportementales (TCC)
Les TCC aident à repérer les pensées négatives automatiques (« je suis nulle », « rien ne changera ») et à les examiner avec plus de nuance. Elles travaillent aussi sur la réactivation comportementale : réintroduire progressivement des activités qui ont du sens ou procurent un peu de plaisir. Les TCC sont parmi les approches les plus évaluées dans la dépression.
Les approches psychodynamiques et d'inspiration analytique
Ces approches s'intéressent à l'histoire personnelle, aux liens passés et présents, aux conflits intérieurs qui peuvent nourrir la dépression. Elles visent à comprendre en profondeur ce qui se rejoue, pour s'en dégager.
Les approches centrées sur l'expérience vécue
À Kaliora, Clémence Galtier, psychologue clinicienne au centre de Paris 15e, s'appuie sur une approche phénoménologique. Elle part de la manière dont vous vivez votre dépression : votre rapport au temps, au corps, aux autres, à vous-même. Il ne s'agit pas de vous réduire à un diagnostic, mais de comprendre ce que cette expérience signifie pour vous, et de retrouver progressivement du mouvement. Vous pouvez découvrir son parcours et son approche sur sa fiche.
Les autres approches
La HAS cite aussi la psychothérapie interpersonnelle, centrée sur les relations et les changements de rôle, la thérapie d'acceptation et d'engagement (ACT), et les thérapies systémiques, qui travaillent avec la famille ou le couple. Les approches fondées sur la pleine conscience ont, quant à elles, été développées notamment pour aider à prévenir les rechutes.
Si la dépression survient dans un contexte relationnel difficile, notre article sur comment reconnaître une relation toxique et s'en sortir peut aussi vous aider à y voir plus clair.
Le lien avec le médecin généraliste et le psychiatre
La psychothérapie ne se fait pas en vase clos. Elle s'inscrit le plus souvent dans un parcours de soins coordonné, où chaque professionnel a un rôle précis.
Le médecin généraliste, souvent le premier interlocuteur
Votre médecin traitant est souvent la première personne à qui l'on parle de sa dépression. Il peut poser le diagnostic, évaluer l'intensité, rechercher une cause physique (problème de thyroïde, carence, effet d'un médicament), et vous orienter vers une psychothérapie.
Il peut aussi prescrire un antidépresseur si c'est nécessaire, et assurer le suivi médical. La HAS recommande un suivi rapproché au début de la prise en charge.
Le psychiatre, pour un avis spécialisé
Le psychiatre est un médecin spécialisé en santé mentale. Il peut être consulté pour un avis ponctuel ou pour un suivi régulier. Selon la HAS, son avis est recommandé dans les dépressions sévères, ainsi que lorsque la dépression persiste ou s'aggrave malgré la prise en charge. Il peut être sollicité plus tôt, selon votre souhait ou celui de votre médecin.
Le psychiatre peut prescrire et ajuster les traitements, et il peut lui aussi proposer une psychothérapie.
Psychothérapie et antidépresseurs : complémentaires
Psychothérapie et traitement médicamenteux ne s'opposent pas. Dans les dépressions modérées à sévères, ils sont souvent associés. La psychothérapie améliore d'ailleurs l'adhésion au traitement.
Lorsqu'un antidépresseur est prescrit, la HAS recommande de le poursuivre entre six mois et un an après la rémission, pour limiter le risque de rechute. Son arrêt doit toujours être progressif et accompagné par votre médecin. Ne l'arrêtez jamais de vous-même, même si vous vous sentez mieux.
Une communication, avec votre accord
Le psychologue, le médecin et le psychiatre peuvent échanger entre eux pour assurer la cohérence de votre accompagnement. Ces échanges se font toujours avec votre accord. Vous restez au centre des décisions.

Kaliora : un parcours pluridisciplinaire, sous un même toit
Chez Kaliora, nous savons à quel point il peut être épuisant de multiplier les démarches quand on traverse une dépression. C'est pourquoi notre pluridisciplinarité est pensée pour simplifier votre parcours.
Nos centres de Paris 14e (Montparnasse) et Paris 15e (Motte-Picquet) réunissent des psychologues, une psychiatre, des médecins généralistes, des sages-femmes, des kinésithérapeutes, des ostéopathes et une diététicienne. Le médecin généraliste peut faire le bilan initial. Nos psychologues assurent la psychothérapie. Notre psychiatre, qui consulte au centre de Paris 14e, peut être sollicitée pour un avis spécialisé.
Cette pluridisciplinarité permet aussi de prendre soin des dimensions associées à la dépression. Une dépression qui survient après une naissance peut être accompagnée en lien avec nos sages-femmes. Les troubles de l'appétit peuvent être abordés avec notre diététicienne. L'activité physique douce peut être soutenue par nos kinésithérapeutes.
Nos psychologues vous accueillent dans un cadre chaleureux et confidentiel. Vous pouvez découvrir notre équipe de psychologues dans le 14e arrondissement, ainsi que celle du centre de Paris 15e. Clémence Galtier propose également des consultations en visioconférence, utiles les jours où se déplacer est difficile.
Conseils pratiques pour vous accompagner pendant la thérapie
La thérapie se fait en séance, mais aussi entre les séances. Ces conseils ne sont pas des obligations. Prenez ce qui vous aide, laissez le reste.
1. Viser de très petits pas
Quand l'énergie manque, les grands objectifs écrasent. Mieux vaut viser petit : sortir cinq minutes, prendre une douche, appeler une personne.
Pourquoi ça marche : chaque petite action réussie envoie au cerveau un signal de mouvement, à contre-courant de l'inertie dépressive. En pratique, choisissez chaque jour une seule petite chose à faire. Si vous la faites, c'est une victoire. Si vous ne la faites pas, ce n'est pas grave : demain est un autre jour.
2. Garder un rythme de base
La dépression dérègle souvent le sommeil et les repas. Retrouver un minimum de régularité aide l'organisme à se stabiliser.
Pourquoi ça marche : des horaires réguliers de lever et de repas soutiennent l'horloge biologique, souvent perturbée dans la dépression. En pratique, essayez de vous lever à peu près à la même heure chaque jour, même si la nuit a été mauvaise, et de vous exposer à la lumière du jour le matin.
3. Bouger, même un peu
L'activité physique est un soutien utile, en complément de la prise en charge. Il ne s'agit pas de performance.
Pourquoi ça marche : le mouvement agit sur l'énergie, le sommeil et l'humeur. En pratique, une marche de dix à quinze minutes, idéalement à l'extérieur, est un excellent début. Augmentez très progressivement, si et quand vous en avez envie.
4. Préserver un lien, même ténu
La dépression pousse à l'isolement. Or le lien social est un facteur de protection important.
Pourquoi ça marche : se sentir reliée, même un instant, contrebalance le sentiment de solitude et d'inutilité. En pratique, gardez au moins un contact régulier : un message à une amie, un café avec un proche, un appel à un membre de la famille. Vous n'êtes pas obligée de tout raconter.
5. Noter ce que vous voulez dire en séance
Entre deux séances, des pensées, des souvenirs, des questions surgissent. Le jour du rendez-vous, on peut les avoir oubliés.
Pourquoi ça marche : un carnet aide à faire le lien entre les séances et à utiliser au mieux ce temps précieux. En pratique, notez simplement quelques mots quand quelque chose vous traverse. Vous pouvez apporter ce carnet en séance.
6. Parler honnêtement à votre thérapeute
Si quelque chose ne vous convient pas dans la thérapie, ou si vous allez plus mal, dites-le.
Pourquoi ça marche : votre thérapeute ne peut ajuster l'accompagnement que si elle sait ce que vous vivez. En pratique, n'hésitez pas à dire « cette séance m'a fait du mal » ou « j'ai eu des idées très noires cette semaine ». C'est précisément ce qu'elle a besoin d'entendre pour vous aider.
Prévenir les rechutes et consolider le chemin parcouru
La sortie d'une dépression est un soulagement immense. Mais la dépression peut récidiver. La prévention fait donc partie intégrante du soin.
Repérer vos signaux d'alerte
Avec votre thérapeute, vous pourrez identifier les signes qui annoncent, chez vous, un retour de la dépression : un sommeil qui se dérègle, un retrait social, une fatigue inhabituelle, des pensées qui s'assombrissent. Les repérer tôt permet d'agir vite.
Espacer plutôt qu'arrêter brutalement
La fin d'une psychothérapie se prépare. Souvent, les séances s'espacent progressivement avant de s'arrêter. Cela permet de vérifier que les acquis tiennent dans la durée.
Garder une porte ouverte
Revenir voir votre psychologue lors d'une période difficile n'est pas un échec. C'est une manière de prendre soin de vous avant que les choses ne s'aggravent. Nos consultations de psychologie à Paris restent accessibles à chaque étape de votre parcours.
La guérison est possible, et vous y avez droit.
FAQ — Vos questions sur la psychothérapie de la dépression
Combien de temps dure une psychothérapie de la dépression ?
Il n'existe pas de durée unique. Elle dépend de l'intensité de la dépression, de son ancienneté, de l'approche choisie et de vos objectifs. Certaines thérapies structurées, comme les TCC, durent souvent quelques mois. D'autres approches, plus centrées sur l'exploration de l'histoire personnelle, peuvent se prolonger davantage. La HAS recommande d'évaluer l'efficacité de la prise en charge après quatre à huit semaines, pour ajuster si besoin. Le plus important est de faire régulièrement le point avec votre psychologue sur ce qui a changé et sur ce que vous souhaitez encore travailler. Vous restez libre de la durée.
Puis-je faire une psychothérapie sans antidépresseurs ?
Oui, dans de nombreux cas. Selon la HAS, dans une dépression d'intensité légère, un antidépresseur n'est pas recommandé en première intention : c'est la psychothérapie qui est proposée. Dans une dépression modérée, la psychothérapie peut suffire, ou être associée à un traitement selon votre situation. Dans une dépression sévère, en revanche, l'association d'un antidépresseur et d'une psychothérapie, avec un avis psychiatrique, est recommandée. C'est votre médecin ou votre psychiatre qui évaluera avec vous ce qui est le plus adapté. La décision se prend ensemble, en tenant compte de vos préférences.
Quelle différence entre psychologue et psychiatre ?
Le psychiatre est un médecin, spécialisé en santé mentale. Il peut poser un diagnostic médical, prescrire des médicaments et proposer une psychothérapie. Ses consultations sont remboursées par l'Assurance maladie dans le cadre du parcours de soins coordonné. Le psychologue n'est pas médecin et ne prescrit pas de médicaments. Il est formé à l'évaluation psychologique et à l'accompagnement psychothérapeutique, avec des approches variées. Les deux sont complémentaires. Dans une dépression, il est fréquent d'être suivie à la fois par un psychologue pour la psychothérapie et par un médecin généraliste ou un psychiatre pour le suivi médical.
Et si je n'ai pas l'énergie de parler en séance ?
C'est très fréquent dans la dépression, et votre psychologue le sait. Vous n'avez pas à « bien parler » ni à remplir chaque minute. Les silences ont leur place. Vous pouvez dire simplement « je n'arrive pas à parler aujourd'hui », et c'est déjà un point de départ. La psychologue peut vous aider avec des questions, ou proposer d'autres manières d'aborder ce que vous vivez. Les jours où le déplacement vous semble impossible, une séance en visioconférence peut être une solution. Le simple fait de venir, même fatiguée et sans mots, fait partie du soin.
Comment savoir si la thérapie fonctionne ?
Les signes de progrès sont souvent discrets au début : un peu plus d'énergie certains jours, un sommeil qui s'améliore, l'envie de revoir quelqu'un, des pensées un peu moins sombres. Votre entourage remarque parfois les changements avant vous. La HAS recommande d'évaluer l'efficacité après quatre à huit semaines. Si vous ne constatez aucune amélioration, ou si vous allez plus mal, parlez-en à votre psychologue et à votre médecin. Il peut être utile d'ajuster le rythme, l'approche, ou d'envisager un traitement associé. Ce n'est pas un échec : c'est un ajustement normal du soin.
En conclusion : vous n'avez pas à traverser cela seule
La dépression donne parfois l'impression qu'aucune issue n'existe. C'est la maladie qui parle. Les recommandations sont claires : la psychothérapie aide, seule ou associée à un traitement, et la dépression se soigne. Votre médecin, un psychiatre et votre psychologue peuvent travailler ensemble pour vous accompagner.
Si vous sentez que le moment est venu, prendre rendez-vous avec une psychologue à Paris 15 est un premier pas précieux. Clémence Galtier vous accueille au centre Kaliora de Paris 15e ou en visioconférence : vous pouvez découvrir son approche et prendre rendez-vous depuis sa fiche. Et si vous traversez un moment de détresse, n'attendez pas : le 3114 est là, jour et nuit.
Sources
- Haute Autorité de Santé, Épisode dépressif caractérisé de l'adulte : prise en charge en soins de premier recours — fiche de synthèse, octobre 2017 : has-sante.fr
- Santé publique France, Épisodes dépressifs : prévalence et recours aux soins. Baromètre de Santé publique France, édition 2024
- Santé.fr, Le numéro national de prévention du suicide (3114), consulté en octobre 2026
- Inserm, expertise collective Psychothérapie : trois approches évaluées, 2004
Ces informations ne remplacent pas une consultation médicale. En cas de doute, consultez un professionnel de santé.

Psychologue clinicienne
Psychologue clinicienne au centre Kaliora Paris 15, Clémence accompagne jeunes adultes et adultes sur l'anxiété, le stress et le burn-out, le psychotraumatisme, la dépression et les troubles de l'humeur, le sommeil, l'estime de soi, les difficultés relationnelles et les grandes transitions de vie, y compris celles liées à la santé des femmes. Sa pratique s'inscrit dans une approche phénoménologique, qui considère chaque personne au-delà des étiquettes et des diagnostics. Également spécialisée en psychologie du sport, elle propose un espace d'écoute sûr, bienveillant et inclusif.
N° RPPS : 10110577466
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