Douleur au coccyx après accouchement : causes, durée, ostéopathie

Mère tenant son nouveau-né près d'une fenêtre, douleur au coccyx après l'accouchement

Vous avez accouché il y a quelques semaines et, chaque fois que vous vous asseyez, une douleur vive se réveille tout en bas du dos ? Vous n'êtes pas seule. La douleur au coccyx après l'accouchement est un trouble fréquent, souvent passé sous silence, qui porte un nom médical : la coccygodynie post-partum. Elle gêne pour allaiter assise, pour conduire, pour se relever du canapé avec bébé dans les bras.

Bonne nouvelle : dans la grande majorité des cas, cette douleur s'apaise avec le temps et des mesures simples. Dans cet article, nous vous expliquons pourquoi le coccyx peut souffrir pendant la naissance, combien de temps la douleur dure en général, quels signes doivent vous amener à consulter, et ce que l'ostéopathie peut vous apporter, sans oublier ses limites et sa complémentarité avec la rééducation du périnée.

Coccyx et coccygodynie : de quoi parle-t-on ?

Le coccyx est la petite pièce osseuse qui termine la colonne vertébrale, juste sous le sacrum. Il est formé de trois à cinq petites vertèbres soudées, en forme de triangle pointé vers le bas. On le croit souvent inutile, à tort. Il sert de point d'attache à de nombreux muscles et ligaments du plancher pelvien, notamment les releveurs de l'anus et le grand fessier. Il participe aussi à l'appui du corps en position assise, avec les deux ischions (les « os des fesses »).

Le coccyx n'est pas figé. Il s'articule avec le sacrum par une petite articulation, l'articulation sacro-coccygienne. Lorsque vous vous asseyez, il bascule légèrement. Pendant la grossesse, les hormones assouplissent les ligaments du bassin, et cette mobilité augmente encore pour faciliter le passage du bébé.

La coccygodynie (ou coccydynie) désigne une douleur localisée au niveau du coccyx. On parle de coccygodynie post-partum lorsqu'elle apparaît après une naissance par voie basse, ou lorsqu'elle s'aggrave nettement à ce moment-là. Elle touche nettement plus les femmes que les hommes : la littérature médicale évoque un risque environ cinq fois plus élevé. La laxité ligamentaire et l'accouchement expliquent en grande partie cet écart.

Il est important de bien distinguer cette douleur d'autres maux fréquents après la naissance. Une douleur du périnée liée à une déchirure ou à une épisiotomie se situe plus en avant, entre le vagin et l'anus. Une lombalgie touche plutôt le bas du dos, au-dessus du bassin. Une sciatalgie irradie dans la fesse et la jambe. La douleur coccyx post-partum, elle, reste très localisée, tout en bas, dans le sillon entre les fesses. Si votre dos vous faisait déjà souffrir pendant la grossesse, notre article sur la sciatique et la lombalgie de grossesse vous aidera à faire la différence.

Pourquoi le coccyx peut-il rester douloureux après un accouchement ?

Pendant un accouchement par voie basse, la tête du bébé descend dans le bassin et repousse le coccyx vers l'arrière. Ce mouvement est naturel : c'est précisément pour cela que le coccyx est mobile. Mais il arrive que la contrainte dépasse ce que les tissus peuvent absorber sans dommage.

Le passage du bébé et la poussée longue

Lors de l'expulsion, le coccyx est poussé en extension, parfois de façon importante. Si la descente du bébé est longue, la pression sur l'articulation sacro-coccygienne et sur les ligaments qui l'entourent se prolonge. Une phase de poussée longue, un gros bébé, ou une position de l'enfant moins favorable (par exemple tête tournée vers le haut, en position dite postérieure) augmentent cette contrainte.

Les tissus peuvent alors être étirés, irrités ou enflammés. Dans la plupart des cas, il s'agit d'une entorse de l'articulation ou d'une inflammation des ligaments, et non d'une lésion grave. Plus rarement, le coccyx peut se luxer (se déboîter partiellement) ou même se fracturer. Ces situations sont décrites dans la littérature médicale, mais elles restent peu fréquentes.

Forceps, ventouse et autres facteurs de risque

Les extractions instrumentales, avec forceps ou ventouse, figurent parmi les facteurs de risque identifiés de douleur coccygienne après la naissance. L'instrument n'est pas en cause en lui-même : il est utilisé justement lorsque la descente est difficile, ce qui expose déjà le coccyx à une contrainte forte.

D'autres éléments peuvent jouer, selon les études disponibles :

  • la morphologie du coccyx, certaines formes étant plus exposées ;
  • un indice de masse corporelle élevé, qui modifie la façon dont le bassin bascule en position assise ;
  • plusieurs accouchements par voie basse ;
  • une hypermobilité préexistante du coccyx, parfois déjà symptomatique pendant la grossesse.

À l'inverse, une naissance par césarienne n'expose pas le coccyx au passage du bébé. Une douleur coccygienne peut toutefois apparaître pendant la grossesse, sous l'effet des changements posturaux et hormonaux.

Les muscles du plancher pelvien, acteurs souvent oubliés

Le coccyx est relié aux muscles du plancher pelvien. Après un accouchement, ces muscles peuvent rester contractés en réaction à la douleur ou au traumatisme. Ils tirent alors sur le coccyx et entretiennent la gêne, même lorsque l'articulation elle-même a commencé à cicatriser. C'est l'une des raisons pour lesquelles la prise en charge de la douleur coccygienne et celle du périnée sont étroitement liées.

Symptômes : comment reconnaître une coccygodynie post-partum ?

La coccygodynie a une signature assez caractéristique. Les symptômes peuvent apparaître dès les premiers jours après la naissance, ou être remarqués un peu plus tard, une fois les autres douleurs du post-partum apaisées.

Les signes typiques

Voici les manifestations les plus souvent décrites par les jeunes mamans :

  • une douleur localisée tout en bas du dos, que l'on peut montrer du doigt ;
  • une douleur qui augmente en position assise, surtout sur une surface dure ou en se penchant en arrière ;
  • une douleur vive au moment de se relever d'une chaise ou du canapé ;
  • une sensibilité quand on appuie sur la zone ;
  • un soulagement relatif debout, en marchant ou allongée sur le côté.

Ces signes sont gênants au quotidien, surtout pendant les tétées ou les biberons. Si vous vous y reconnaissez, sachez que ce que vous ressentez est réel et mérite d'être pris en compte.

Les signes associés possibles

Certaines femmes ressentent aussi une douleur lors de la défécation, ou une gêne pendant les rapports sexuels. Ces symptômes s'expliquent par la proximité du coccyx avec le rectum et les muscles du plancher pelvien. La constipation, fréquente après l'accouchement, peut aggraver la douleur, car la poussée sollicite directement cette zone.

Une douleur à la défécation après la naissance n'est cependant pas toujours d'origine coccygienne. Des hémorroïdes ou une fissure anale peuvent aussi en être responsables. C'est pourquoi un examen par un professionnel de santé reste important si cette douleur persiste.

Combien de temps dure une douleur au coccyx après l'accouchement ?

C'est souvent la première question que l'on se pose. La réponse est plutôt rassurante.

Dans la grande majorité des cas, la douleur au coccyx après l'accouchement diminue progressivement en quelques semaines à quelques mois. Les études publiées indiquent que la plupart des coccygodynies évoluent favorablement, avec ou sans traitement spécifique, et que les mesures simples suffisent dans environ neuf cas sur dix. Le corps a besoin de temps : les ligaments assouplis par la grossesse retrouvent progressivement leur tension, et l'inflammation se résorbe.

L'évolution reste toutefois variable d'une femme à l'autre. Certaines n'ont plus mal au bout de quelques semaines. D'autres voient leur douleur diminuer lentement, avec des hauts et des bas selon la fatigue, le temps passé assise ou le transit. Une petite proportion de femmes garde une douleur durable. Les médecins parlent de coccygodynie chronique lorsque la douleur persiste au-delà de six mois.

Il n'est pas nécessaire d'attendre ce seuil pour consulter. Une douleur qui ne s'améliore pas après quelques semaines, ou qui vous empêche de vous occuper de votre bébé sereinement, justifie un avis. Plus la prise en charge est précoce, plus il est facile d'éviter que des compensations ne s'installent.

Jeune maman assise sur un canapé avec son bébé, douleur au coccyx après l'accouchement

Quand consulter ? Les signaux à ne pas négliger

La visite postnatale, prévue entre la sixième et la huitième semaine après la naissance, est un moment clé pour parler de cette douleur. N'hésitez pas à l'évoquer, même si elle vous paraît secondaire : elle fait partie des troubles que votre sage-femme ou votre médecin peuvent évaluer.

Nous vous conseillons de consulter sans attendre ce rendez-vous dans les situations suivantes :

  • une douleur assise qui persiste au-delà de quelques semaines, sans amélioration nette ;
  • une douleur à la défécation qui ne cède pas ;
  • une douleur intense qui vous empêche de vous asseoir pour allaiter ou nourrir votre bébé ;
  • une douleur qui s'aggrave au lieu de diminuer.

Signaux d'alerte : consultez rapidement un médecin si :

  • vous avez de la fièvre, ou une zone rouge, gonflée ou qui suinte près du coccyx ;
  • vous constatez du sang dans les selles ;
  • vous perdez le contrôle de vos urines, de vos gaz ou de vos selles, ou ressentez un engourdissement du périnée ou de l'intérieur des cuisses ;
  • la douleur est très intense, réveille la nuit ou s'accompagne d'une fatigue inhabituelle ou d'une perte de poids.

Ces signes sont rares, mais ils nécessitent un avis médical rapide pour écarter une autre cause.

Comment se fait le diagnostic ?

Le diagnostic repose d'abord sur l'interrogatoire et l'examen clinique, réalisés par un médecin ou une sage-femme. La douleur reproduite à la pression du coccyx oriente fortement. Si la douleur persiste, le médecin peut prescrire des radiographies dites dynamiques, réalisées debout puis assise. Elles permettent de voir si le coccyx est trop mobile, au contraire bloqué, ou luxé. D'autres examens peuvent être demandés selon les cas.

Ce bilan médical est important, car il oriente le choix du traitement. Il permet aussi de s'assurer qu'aucune autre cause ne se cache derrière la douleur.

Les approches pour soulager la douleur coccygienne

La prise en charge de la coccygodynie est progressive. On commence toujours par les solutions les plus simples, puis on ajuste selon l'évolution. Plusieurs professionnels peuvent intervenir, chacun dans son champ de compétence.

Les mesures de première intention

Les premières mesures visent à réduire la pression sur le coccyx et à laisser les tissus récupérer. Elles incluent l'utilisation d'un coussin adapté, l'adaptation des positions assises, la prévention de la constipation et, si besoin, des antalgiques prescrits par votre médecin ou votre sage-femme, compatibles avec l'allaitement le cas échéant. Ces mesures suffisent souvent à faire nettement reculer la douleur.

Le médecin : bilan, traitement et options de recours

Le médecin généraliste est souvent le premier interlocuteur. Il examine, élimine les autres causes, prescrit les examens et le traitement antalgique adapté. Lorsque la douleur résiste malgré plusieurs mois de mesures simples, il peut orienter vers un spécialiste de la douleur ou de médecine physique. Des infiltrations peuvent alors être proposées. La chirurgie (ablation du coccyx) existe, mais elle est réservée à des situations très rares et rebelles, après un bilan approfondi.

L'ostéopathe : ce qu'il peut apporter

Consulter un ostéopathe à Paris 14, c'est aborder la coccygodynie comme un problème global de mobilité et de tensions. Après l'accouchement, le bassin, le sacrum, les lombaires et les hanches se sont adaptés à la grossesse puis à la naissance. Des tensions peuvent persister dans ces zones et entretenir la douleur coccygienne.

Concrètement, l'ostéopathe travaille par voie externe. Il évalue la mobilité du bassin, du sacrum et de la région lombaire. Il utilise des techniques douces sur les ligaments, les fascias et les muscles qui s'attachent autour du coccyx, comme les fessiers ou les muscles du bassin. Il peut aussi travailler sur le diaphragme et l'abdomen, qui influencent les pressions dans le bassin. Le but est de relâcher les tensions, d'améliorer la mobilité et de réduire les contraintes sur le coccyx.

L'ostéopathie post-partum offre aussi un temps d'écoute précieux. La séance permet de faire le point sur l'ensemble des douleurs liées à la grossesse et à la naissance, et de recevoir des conseils de posture adaptés à votre quotidien avec bébé. Pour aller plus loin, notre article sur l'ostéopathie du post-partum détaille ce qu'une séance peut apporter après la naissance.

Les limites de l'ostéopathie

Il est important d'être transparent sur ce que l'ostéopathie ne fait pas. En France, la réglementation interdit aux ostéopathes les touchers pelviens et les manipulations gynéco-obstétricales. Un ostéopathe ne travaille donc pas sur le coccyx par voie interne. Certaines techniques internes de mobilisation du coccyx relèvent d'un médecin formé à la médecine manuelle.

Par ailleurs, les données scientifiques sur l'efficacité des thérapies manuelles dans la coccygodynie restent d'un niveau de preuve limité. L'ostéopathie s'inscrit donc comme un complément, et non comme un substitut au bilan médical. Un ostéopathe doit d'ailleurs orienter vers un médecin si les symptômes nécessitent un diagnostic médical, persistent ou s'aggravent. Enfin, en cas de suspicion de fracture ou de luxation, ou devant un signal d'alerte, l'avis médical passe avant toute séance.

La sage-femme et le kinésithérapeute : la rééducation du périnée

Les muscles du plancher pelvien sont directement reliés au coccyx. Lorsqu'ils restent contractés ou affaiblis après la naissance, ils peuvent entretenir la douleur. La rééducation du périnée, assurée par une sage-femme ou un kinésithérapeute, permet d'évaluer ces muscles, de les détendre lorsqu'ils sont trop tendus et de les renforcer lorsqu'ils sont trop faibles.

Contrairement à l'ostéopathe, la sage-femme et le kinésithérapeute peuvent, dans le cadre de cette rééducation, réaliser un examen et un travail par voie interne, toujours avec votre accord. Ce travail est souvent très complémentaire de l'ostéopathie, qui agit sur le bassin et la posture. Selon les recommandations de la Haute Autorité de santé, la rééducation n'est pas systématique : son indication est posée lors de la consultation postnatale, en fonction de vos symptômes. Pour savoir à quel moment la débuter, consultez notre article rééducation du périnée après l'accouchement : quand commencer ?.

Conseils pratiques au quotidien pour soulager votre coccyx

En attendant que la douleur s'estompe, quelques gestes simples peuvent réellement vous aider. Ils sont faciles à intégrer dans votre quotidien de jeune maman.

1. Utilisez un coussin adapté. Un coussin en forme de U, ou un coussin découpé à l'arrière, laisse le coccyx « dans le vide » quand vous êtes assise. Pourquoi ça marche : le poids du corps se répartit sur les cuisses et les ischions, et non plus sur la zone douloureuse. Gardez-en un à la maison pour les tétées et, si possible, un autre pour la voiture. Les coussins en forme de bouée ronde sont moins conseillés, car ils peuvent accentuer la pression sur le périnée.

2. Asseyez-vous en vous penchant légèrement vers l'avant. Lorsque vous vous penchez en arrière, le coccyx supporte davantage de poids. Pourquoi ça marche : en avançant légèrement le buste, vous transférez l'appui vers l'avant du bassin. En pratique, asseyez-vous bien au fond du siège, les pieds à plat, et évitez les canapés trop profonds et mous où l'on s'enfonce.

3. Variez les positions pour nourrir votre bébé. L'allaitement ou le biberon peuvent imposer de longues périodes assise. Pourquoi ça marche : alterner les positions évite de solliciter toujours la même zone. Essayez l'allaitement allongée sur le côté, qui soulage souvent beaucoup. Votre sage-femme peut vous aider à trouver une installation confortable et sûre pour vous et votre enfant.

4. Prenez soin de votre transit. La constipation est fréquente après l'accouchement, et la poussée aux toilettes sollicite directement le coccyx. Pourquoi ça marche : des selles plus souples demandent moins d'effort. Buvez régulièrement, privilégiez les fruits, les légumes et les céréales complètes, et parlez à votre sage-femme ou à votre médecin si le transit reste difficile. Surélever les pieds sur un petit tabouret aux toilettes facilite aussi l'évacuation.

5. Levez-vous en douceur. Le passage de la position assise à debout est souvent le moment le plus douloureux. Pourquoi ça marche : en déplaçant le poids vers l'avant avant de vous lever, vous évitez que le coccyx ne bascule brutalement. Avancez-vous au bord du siège, posez une main sur votre cuisse, puis redressez-vous en poussant sur vos jambes.

6. Appliquez du chaud ou du froid. Selon ce qui vous soulage, une bouillotte tiède ou une poche de froid enveloppée dans un linge peut calmer la douleur. Pourquoi ça marche : le froid limite l'inflammation, la chaleur détend les muscles. Appliquez-la quelques minutes, jamais directement sur la peau.

7. Bougez, sans forcer. La marche douce et des étirements légers des fessiers et du bas du dos aident à relâcher les tensions. Pourquoi ça marche : le mouvement entretient la mobilité du bassin et favorise la circulation. Évitez en revanche le vélo et les exercices abdominaux intenses tant que la douleur persiste. Reprenez le sport progressivement, idéalement après votre rééducation périnéale.

Prendre soin de vous fait aussi partie de prendre soin de votre bébé. N'hésitez pas à demander de l'aide à votre entourage pour vous reposer.

Prévention et suivi à long terme

On ne peut pas toujours éviter une douleur coccygienne lors d'un accouchement, car la naissance comporte une part d'imprévisible. Certains éléments peuvent toutefois limiter le risque ou favoriser une bonne récupération.

Pendant la grossesse, une activité physique adaptée et une bonne mobilité du bassin aident le corps à se préparer. La préparation à la naissance permet de découvrir différentes positions pour le travail et l'accouchement. Certaines positions, sur le côté ou à quatre pattes par exemple, laissent davantage de liberté au sacrum et au coccyx. Parlez-en avec votre sage-femme pour construire votre projet de naissance, tout en sachant que l'équipe adaptera les positions au déroulement réel de l'accouchement.

Après la naissance, la visite postnatale est le rendez-vous clé pour faire le point sur toutes les douleurs, y compris celle du coccyx. C'est là que se décide l'éventuelle rééducation du périnée. Un suivi coordonné entre sage-femme, kinésithérapeute, ostéopathe et médecin permet d'agir sur toutes les composantes de la douleur.

À plus long terme, si vous envisagez une nouvelle grossesse après une coccygodynie, signalez-le à votre sage-femme ou à votre médecin. Un antécédent de douleur coccygienne n'empêche pas un accouchement par voie basse, mais il mérite d'être connu de l'équipe qui vous accompagnera. Enfin, si la douleur s'installe dans la durée, n'hésitez pas à en parler aussi de son retentissement sur votre moral : une douleur persistante peut peser, et un soutien psychologique peut alors être utile.

Femme qui s'étire au sol pour soulager une douleur au coccyx après l'accouchement

Notre approche chez Kaliora

Chez Kaliora, nous savons que le post-partum ne se résume pas aux premiers jours après la naissance. C'est une période de plusieurs mois, pendant laquelle le corps et l'esprit se réajustent. La douleur au coccyx en fait parfois partie, et elle mérite une prise en charge attentive et coordonnée.

Dans nos deux centres, à Paris 14e (Montparnasse) et Paris 15e (Motte-Picquet), nos professionnels travaillent ensemble autour de votre récupération :

  • nos sages-femmes assurent le suivi postnatal et la rééducation du périnée ;
  • nos kinésithérapeutes accompagnent la rééducation pelvi-périnéale et la reprise de l'activité physique ;
  • nos ostéopathes, Maud Badier à Paris 14e et Benoît Dechamp à Paris 15e, travaillent sur le bassin, le dos et les tensions liées à la grossesse et à la naissance ;
  • nos médecins généralistes réalisent le bilan médical et orientent si un avis spécialisé est nécessaire ;
  • nos psychologues sont présents si la douleur ou la fatigue pèsent sur votre moral.

Cette organisation vous évite de multiplier les démarches. Chaque professionnel connaît le rôle des autres et peut vous orienter au bon moment. Pour découvrir l'ensemble de cet accompagnement, consultez notre parcours de soin post-partum.

Vous pouvez aussi découvrir nos ostéopathes et prendre rendez-vous directement : Maud Badier, ostéopathe à Paris 14 et Benoît Dechamp, ostéopathe à Paris 15. Notre page dédiée à l'ostéopathe à Paris 15 présente également l'activité au centre Motte-Picquet.

FAQ : vos questions sur la douleur au coccyx après l'accouchement

Est-ce normal d'avoir mal au coccyx après un accouchement ?

Oui, c'est relativement fréquent après un accouchement par voie basse. Lors de la naissance, la tête du bébé repousse le coccyx vers l'arrière, ce qui peut étirer ou irriter l'articulation et les ligaments qui l'entourent. Le risque est plus élevé en cas de poussée longue, de gros bébé ou d'extraction avec forceps ou ventouse. Dans la grande majorité des cas, la douleur diminue progressivement en quelques semaines à quelques mois. « Fréquent » ne veut pas dire que vous devez serrer les dents : si la douleur vous gêne au quotidien ou ne s'améliore pas, parlez-en à votre sage-femme ou à votre médecin, notamment lors de la visite postnatale.

Combien de temps dure une coccygodynie post-partum ?

La durée varie d'une femme à l'autre. Pour la plupart, la douleur s'atténue en quelques semaines à quelques mois, souvent grâce à des mesures simples : coussin adapté, positions assises ajustées, transit régulier. Les études montrent qu'environ neuf coccygodynies sur dix évoluent favorablement sans traitement lourd. On parle de coccygodynie chronique lorsque la douleur dure plus de six mois. Il n'est pas nécessaire d'attendre ce délai pour consulter : une douleur qui ne s'améliore pas après quelques semaines mérite un avis médical. Une prise en charge précoce limite les compensations qui peuvent entretenir la gêne.

L'ostéopathe peut-il remettre le coccyx en place ?

Non, pas au sens d'une manipulation interne du coccyx. En France, la réglementation interdit aux ostéopathes les touchers pelviens et les manipulations gynéco-obstétricales. L'ostéopathe travaille donc par voie externe, sur le bassin, le sacrum, les lombaires, les muscles fessiers et les tissus qui entourent le coccyx. Son objectif est de relâcher les tensions et d'améliorer la mobilité globale, afin de réduire les contraintes sur la zone douloureuse. Les techniques internes de mobilisation du coccyx relèvent d'un médecin formé. En cas de suspicion de luxation ou de fracture, un bilan médical avec imagerie est indispensable avant toute prise en charge manuelle.

Quand peut-on consulter un ostéopathe après l'accouchement ?

Il est possible de consulter un ostéopathe dans les semaines qui suivent la naissance, dès que vous vous sentez prête à vous déplacer. Les techniques utilisées sont douces et adaptées au post-partum. En cas d'accouchement difficile, de douleur très intense ou de suspicion de fracture du coccyx, mieux vaut d'abord consulter votre médecin ou votre sage-femme pour un bilan. L'ostéopathe vous orientera lui-même vers un médecin si vos symptômes le nécessitent. Vous pouvez venir avec votre bébé : c'est parfois l'occasion de faire le point sur vous deux, chacun à son rythme.

Faut-il faire la rééducation du périnée si j'ai mal au coccyx ?

La rééducation du périnée n'est pas systématique : son indication est posée lors de la consultation postnatale, en fonction de vos symptômes. En cas de douleur au coccyx, elle est souvent très utile, car les muscles du plancher pelvien sont attachés au coccyx. S'ils restent contractés, ils peuvent entretenir la douleur. La sage-femme ou le kinésithérapeute évalue ces muscles et adapte le travail : relâchement des tensions, puis renforcement si nécessaire. Cette rééducation se combine bien avec l'ostéopathie, qui agit sur le bassin et la posture. Parlez-en lors de votre visite postnatale pour construire un suivi adapté.

Conclusion

La douleur au coccyx après l'accouchement est fréquente, souvent sous-estimée, mais rarement grave. Elle s'explique par la contrainte subie par le coccyx lors du passage du bébé, surtout en cas de poussée longue ou d'extraction instrumentale. Dans la grande majorité des cas, elle s'apaise en quelques semaines à quelques mois grâce à des mesures simples. Si elle persiste, si elle vous empêche de vous asseoir ou si elle s'accompagne d'une douleur à la défécation, n'attendez pas pour en parler.

L'ostéopathie peut vous aider à relâcher les tensions du bassin et du dos, en complément du bilan médical et de la rééducation du périnée. C'est cette combinaison, adaptée à votre situation, qui donne les meilleures chances de retrouver un quotidien confortable avec votre bébé. Vous n'avez pas à traverser cette douleur seule.

Pour être accompagnée par nos ostéopathes, sages-femmes et kinésithérapeutes, découvrez l'équipe soignante de nos centres à Paris 14 et Paris 15.

Sources

  • Décret n° 2007-435 du 25 mars 2007 relatif aux actes et aux conditions d'exercice de l'ostéopathie, Légifrance.
  • Haute Autorité de santé (ANAES), Rééducation dans le cadre du post-partum, recommandations, décembre 2002, has-sante.fr.
  • Coccygodynies chroniques, La Revue du Praticien, 2025.
  • Maigne J.-Y., Doursounian L., Coccygodynies communes, EMC – Appareil locomoteur, 2003.
  • Lirette L.S. et al., Coccydynia: An Overview of the Anatomy, Etiology, and Treatment of Coccyx Pain, Ochsner Journal, 2014.

Ces informations ne remplacent pas une consultation médicale. En cas de doute, consultez un professionnel de santé.

Le parcours de soin Kaliora sur ce sujet

Nos équipes de Paris 14 et Paris 15 accompagnent cette situation dans la durée, en coordonnant plusieurs professionnels autour d'un même suivi.

Benoît Dechamp
Benoît Dechamp

Ostéopathe

Ostéopathe au centre Kaliora, Benoît prend en charge les nourrissons, enfants et adultes. Il est spécialisé dans l'accompagnement des femmes enceintes et des troubles posturaux.

N° RPPS : 10010371861

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