Échographie de contrôle du stérilet : quand et pourquoi la faire

Votre stérilet vient d'être posé. La pose est derrière vous, et pourtant une petite question revient : est-il vraiment bien en place ? C'est précisément le rôle de l'échographie de contrôle du stérilet. En quelques minutes, elle permet de voir où se trouve le dispositif dans l'utérus et de confirmer que tout est en ordre. Cet examen n'est pas systématique pour toutes les femmes, mais il est souvent proposé lors de la visite qui suit la pose, et il devient indispensable dans certaines situations. Dans cet article, nous vous expliquons à quoi il sert, quand le programmer, comment il se déroule, ce que l'on vérifie exactement et quels signes doivent vous amener à consulter sans attendre.
À quoi sert l'échographie de contrôle du stérilet ?
Le stérilet, ou dispositif intra-utérin (DIU), est un petit dispositif en forme de T placé dans la cavité de l'utérus. Il en existe deux grandes familles : le DIU au cuivre et le DIU hormonal, qui libère un progestatif, le lévonorgestrel. Dans les deux cas, son efficacité dépend en partie de sa position. Un stérilet placé au bon endroit protège de façon fiable pendant plusieurs années. Un stérilet descendu ou déplacé peut, lui, perdre une partie de son efficacité.
Vérifier que le DIU est bien dans la cavité utérine
L'objectif principal est simple : localiser le dispositif. L'échographie montre si le stérilet se trouve bien dans la cavité utérine, s'il est correctement déployé et s'il est placé assez haut. On parle souvent d'un stérilet « bien centré » ou « en position fundique », c'est-à-dire proche du fond de l'utérus.
Cet examen rassure aussi beaucoup. Après une pose parfois inconfortable, de nombreuses femmes ont besoin de « voir » que tout va bien. Ce besoin est légitime. Mettre une image sur ce qui se passe dans votre corps aide souvent à faire confiance à votre contraception.
Un examen proposé selon la situation, pas une obligation
Il est important de le dire clairement : les recommandations ne prévoient pas d'échographie systématique après chaque pose. La Haute Autorité de santé recommande une consultation de suivi entre un et trois mois après la pose, puis une fois par an. Lors de cette consultation, la vérification repose d'abord sur l'examen clinique, notamment la visualisation des fils au niveau du col.
L'échographie vient compléter cet examen lorsqu'elle est utile. C'est le cas si les fils ne sont pas visibles, si vous ressentez des douleurs, si vos saignements vous inquiètent, ou si la pose a été difficile. Certaines praticiennes la proposent aussi plus largement lors de la visite de contrôle, surtout lorsqu'elles sont formées à l'échographie et peuvent la réaliser pendant la consultation.
Cuivre ou hormonal : deux images différentes à l'écran
Les deux types de stérilet ne se voient pas de la même façon. Le DIU au cuivre renvoie bien les ultrasons sur toute sa longueur : il apparaît comme une ligne blanche nette. Le DIU hormonal est plus discret. Seules ses extrémités sont bien visibles, et le corps du dispositif crée une zone d'ombre caractéristique.
Ce n'est pas un problème, mais cela demande un peu plus d'attention à la personne qui réalise l'examen. C'est l'une des raisons pour lesquelles il est préférable de confier cette échographie à une professionnelle habituée à l'échographie pelvienne et au contrôle des dispositifs intra-utérins.
Quand faire l'échographie après la pose du stérilet ?
La question du bon moment revient très souvent. Il n'existe pas de date unique, mais quelques repères simples permettent de s'organiser.
La visite de contrôle, entre 1 et 3 mois après la pose
Le repère principal est celui de la visite de suivi. La HAS la situe entre un et trois mois après la pose. En pratique, beaucoup de professionnelles la programment quatre à six semaines après la pose. C'est souvent à ce moment que l'échographie après pose de stérilet est réalisée, si elle est indiquée.
Ce délai a un intérêt. Les premières semaines sont celles où le risque de déplacement ou d'expulsion est le plus élevé. Vérifier la position à ce moment-là permet de repérer tôt un éventuel problème, avant de compter pleinement sur le stérilet pour les années à venir.
Pourquoi attendre souvent les premières règles
De nombreuses praticiennes conseillent de faire le contrôle après les premières règles qui suivent la pose. Les règles sont un moment où un stérilet mal placé peut descendre, et parfois être expulsé sans que l'on s'en aperçoive. Faire le point juste après permet donc de vérifier que le dispositif a bien « passé le cap ».
De plus, en début de cycle, la muqueuse de l'utérus est plus fine. Les images sont alors souvent plus faciles à lire. Votre praticienne vous indiquera le moment le plus adapté selon votre cycle et votre type de stérilet.
Quand l'échographie est faite plus tôt
Parfois, l'échographie est réalisée sans attendre la visite de contrôle. Cela peut être le cas juste après une pose difficile, pour s'assurer immédiatement de la bonne position. Elle est aussi indiquée à tout moment en cas de symptômes inhabituels, de fils introuvables ou de doute sur une grossesse. Dans ces situations, il ne faut pas attendre le rendez-vous prévu.
Comment se déroule l'échographie de contrôle du stérilet ?
Bonne nouvelle : c'est un examen court, indolore dans la grande majorité des cas, et qui ne nécessite pas de préparation complexe. Voici comment il se passe concrètement.
Avant l'examen
Pensez à apporter les informations sur votre stérilet : la date de pose, le modèle et, si vous l'avez, la carte ou le compte rendu remis lors de la pose. Si vous avez une ordonnance, prenez-la aussi. Ces éléments aident la praticienne à savoir quelle image attendre à l'écran.
L'échographie est le plus souvent réalisée par voie endovaginale. Dans ce cas, il est préférable d'avoir la vessie vide. Si une échographie par voie abdominale est prévue, on peut au contraire vous demander de boire avant le rendez-vous. Il est tout à fait possible de faire l'examen pendant vos règles, si c'est le moment qui vous convient.
Pendant l'examen
La voie endovaginale est la plus précise pour voir l'utérus. Une sonde fine, recouverte d'une protection à usage unique et de gel, est introduite doucement dans le vagin. Elle reste dans le vagin, au contact du col, et ne touche pas le stérilet. La plupart des femmes décrivent une sensation de pression, sans douleur.
Si vous le souhaitez, vous pouvez introduire la sonde vous-même. N'hésitez pas à le demander. Vous pouvez aussi demander à faire une pause à tout moment. Votre confort compte, et un examen qui se passe bien commence par une explication de chaque étape.
Dans certains cas, la praticienne complète par une échographie par le ventre. L'examen dure généralement une dizaine de minutes. Vous pouvez regarder l'écran et poser vos questions pendant qu'il se déroule.
Après l'examen
Les résultats vous sont expliqués tout de suite. Si le stérilet est bien placé, vous repartez avec un compte rendu, et votre suivi se poursuit normalement. Si l'image soulève une question, la praticienne vous explique ce qu'elle voit et la conduite à tenir. Le compte rendu vous appartient : conservez-le avec les informations de pose.
Ce que l'on vérifie : la position du stérilet et les fils
Pendant l'examen, l'attention porte sur trois points : la position du dispositif, son déploiement et la présence des fils au niveau du col.
Un DIU bien positionné
Sur l'image, un stérilet bien placé se trouve dans la cavité utérine. Sa tige est dans l'axe de l'utérus et ses bras sont ouverts vers le haut, près du fond utérin. Le dispositif ne doit pas être engagé dans le col ni dans l'épaisseur de la paroi de l'utérus (le myomètre).
La praticienne regarde aussi la distance entre le haut du stérilet et le fond de l'utérus. Cet élément aide à juger si le dispositif est en place ou s'il a commencé à descendre.
Le stérilet mal positionné
Un stérilet mal positionné peut prendre plusieurs formes. Il peut être « bas situé », c'est-à-dire descendu dans la partie basse de l'utérus. Il peut être de travers, ou ses bras peuvent ne pas être complètement ouverts. Plus rarement, il peut être partiellement engagé dans le col, ou dans la paroi utérine.
Ces situations n'ont pas toutes la même importance. Un stérilet légèrement plus bas que prévu mais entièrement dans la cavité peut parfois être simplement surveillé. Un stérilet engagé dans le col, en revanche, doit en général être retiré. La décision se prend au cas par cas, avec vous.
Fils non visibles : pas forcément un problème
Ne pas voir ou ne pas sentir les fils est une situation fréquente, et souvent rassurante une fois l'échographie faite. Les fils peuvent simplement être remontés dans le canal du col, ou s'être enroulés. L'échographie permet alors de vérifier que le stérilet est bien dans l'utérus.
Si le stérilet n'est pas retrouvé à l'échographie et qu'aucune expulsion n'a été constatée, une radiographie de l'abdomen est en général proposée. Elle sert à s'assurer que le dispositif n'est pas sorti de l'utérus. Cette situation reste rare, mais elle justifie de ne pas laisser un doute sans réponse.
Stérilet mal positionné : quelles conséquences et que faire ?
Découvrir que son stérilet n'est pas bien placé peut inquiéter. Pourtant, la plupart des situations se règlent simplement, à condition d'être repérées.
L'expulsion
L'expulsion est la sortie, partielle ou complète, du stérilet hors de l'utérus. Elle survient le plus souvent dans les premiers mois suivant la pose. Elle concerne généralement moins de 5 % des femmes au cours de la première année, selon les données de référence du Manuel MSD. Le risque est plus élevé lorsque le stérilet est posé juste après un accouchement.
Une expulsion complète peut passer inaperçue, en particulier pendant les règles. C'est l'une des raisons pour lesquelles la vérification des fils et la visite de contrôle sont utiles.
La perforation
La perforation de l'utérus est une complication rare. Elle survient dans environ une pose sur mille et se produit le plus souvent au moment même de la pose. L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) précise que ce risque est plus élevé pendant l'allaitement et dans les mois qui suivent un accouchement. Une perforation peut passer inaperçue sur le moment, d'où l'intérêt de consulter en cas de douleur persistante.
Retirer, remplacer ou surveiller
Lorsque la position n'est pas satisfaisante, plusieurs options existent. Si le stérilet est partiellement expulsé ou engagé dans le col, il est généralement retiré. Un nouveau dispositif peut alors être posé, le jour même ou plus tard, selon votre souhait et la situation. Si le stérilet est un peu bas mais dans la cavité, une simple surveillance peut suffire.
En attendant une décision, votre praticienne peut vous conseiller d'utiliser une contraception complémentaire, comme le préservatif. Ce n'est pas un échec : c'est simplement une précaution, le temps de faire le point ensemble.
Les signes qui doivent amener à consulter plus tôt
La très grande majorité des stérilets ne posent aucun problème. Il est toutefois important de connaître les signes qui justifient de consulter sans attendre votre visite de contrôle.
Consultez rapidement si vous constatez :
- des douleurs dans le bas du ventre qui persistent ou s'intensifient, ou des douleurs pendant les rapports ;
- de la fièvre sans cause évidente, surtout associée à des douleurs pelviennes ;
- des pertes vaginales inhabituelles ou malodorantes ;
- des saignements anormaux, très abondants ou inhabituels pour vous ;
- des fils que vous ne sentez plus, qui vous semblent plus longs, ou la sensation de toucher la partie rigide du stérilet ;
- un retard de règles de plus de sept jours, ou des signes de grossesse.
Le dernier point mérite une attention particulière. Une grossesse sous stérilet est rare, mais elle doit être évaluée rapidement. Le risque de grossesse extra-utérine est en effet plus élevé dans ce cas. En cas de test positif, contactez un professionnel de santé dans les plus brefs délais. En cas de douleur intense, de malaise ou de saignement important, rendez-vous aux urgences ou appelez le 15.
Dans le doute, mieux vaut toujours poser la question. Personne ne vous reprochera de consulter « pour rien » : vérifier, c'est prendre soin de vous.

Conseils pratiques après la pose de votre stérilet
Quelques habitudes simples vous aideront à vivre sereinement avec votre stérilet et à repérer tôt ce qui doit l'être.
1. Notez la date de pose et le modèle
Gardez une trace écrite de la date de pose, du type de stérilet (cuivre ou hormonal) et de son modèle. Ces informations comptent pour l'échographie, mais aussi pour savoir quand le changer. La durée d'utilisation varie selon les modèles, de quelques années à dix ans pour certains DIU au cuivre. Le plus simple est de photographier la carte remise lors de la pose et de créer un rappel dans votre téléphone.
2. Apprenez à sentir vos fils
La vérification des fils est le geste le plus simple pour surveiller votre stérilet. Après vous être lavé les mains, introduisez un doigt dans le vagin jusqu'au col. Vous devriez sentir deux petits fils souples. Il n'est pas nécessaire de le faire tous les jours. Une fois par mois, par exemple après les règles, suffit. Si vous ne les sentez pas, ne tirez jamais dessus et consultez.
3. Observez vos règles les premiers mois
Le DIU au cuivre peut rendre les règles plus abondantes ou plus longues, surtout au début. Le DIU hormonal, lui, entraîne souvent des saignements irréguliers les premiers mois, puis des règles plus légères, voire absentes. Notez ce que vous observez dans une application ou un carnet. Ces informations sont précieuses lors du contrôle. Elles permettent de distinguer un effet attendu d'un signe qui mérite un examen.
4. Préparez vos questions pour la visite de contrôle
La visite de contrôle est aussi un temps d'échange. Notez au fil des semaines ce qui vous interroge : douleurs, saignements, ressenti pendant les rapports, gêne liée aux fils. Votre partenaire sent les fils ? Cela peut souvent se régler en les raccourcissant. Venir avec vos questions permet de profiter pleinement du rendez-vous.
5. Gardez une contraception de secours en cas de doute
Si vous ne sentez plus vos fils ou si vous pensez avoir expulsé votre stérilet, utilisez des préservatifs jusqu'à la consultation. L'ANSM le recommande dans ce cas. Gardez aussi en tête la contraception d'urgence si un rapport a eu lieu alors que le stérilet n'était peut-être plus en place. Notre article sur la contraception d'urgence et les situations de grossesse non planifiée détaille les options.
6. N'oubliez pas le suivi annuel
Une fois le contrôle passé, le suivi continue à raison d'une consultation par an. Elle permet de faire le point sur votre contraception, vos règles et votre bien-être. C'est aussi l'occasion de réaliser les dépistages prévus pour votre âge, comme le frottis.
Chez Kaliora : consultation et échographie au même endroit
Chez Kaliora, nous savons que la contraception est une affaire de confiance. Nous avons donc fait le choix de réunir, dans nos centres, les professionnelles qui interviennent tout au long de ce parcours.
Une sage-femme échographiste pour le contrôle
Au centre Kaliora Paris 15e, Élodie Weber, sage-femme échographiste, réalise les échographies gynécologiques, dont l'échographie de contrôle du stérilet. Elle est titulaire d'un diplôme interuniversitaire d'échographie gynécologique et obstétricale. Elle assure aussi des consultations de sage-femme, notamment pour la contraception.
Cette double pratique a un avantage concret. La même professionnelle peut vous recevoir en consultation et réaliser l'échographie, sans compte rendu à faire circuler ni contexte à réexpliquer. Pour découvrir les examens proposés, consultez notre page dédiée à l'échographie à Paris.
Un suivi gynécologique de proximité
Nos sages-femmes assurent le suivi gynécologique de prévention dans nos deux centres, à Paris 14e (Montparnasse) et Paris 15e (Motte-Picquet). Elles peuvent poser votre stérilet, assurer la visite de contrôle et vous orienter vers l'échographie si elle est utile. Nos médecins généralistes prennent le relais lorsqu'une question médicale le nécessite. Pour en savoir plus sur cet accompagnement, rendez-vous sur notre page de suivi gynécologique à Paris. Si vous n'avez pas encore de stérilet, notre guide sur la pose de stérilet par une sage-femme répond aux questions les plus fréquentes.
Quand la contraception doit évoluer
Parfois, le contrôle ou les premiers mois montrent que le stérilet ne vous convient pas : règles trop abondantes, douleurs, inconfort. Ce n'est pas un échec. Nos professionnelles prennent le temps d'en parler avec vous et d'envisager une autre méthode si vous le souhaitez. Et si le sujet pèse sur votre moral ou votre vie intime, nos psychologues peuvent aussi vous accompagner.

Suivi à long terme de votre stérilet
Une fois le contrôle passé et la position confirmée, votre stérilet ne demande plus grand-chose. Une consultation annuelle suffit, sauf symptôme inhabituel. Aucune échographie régulière n'est nécessaire si tout va bien.
Pensez en revanche à anticiper la date de retrait ou de remplacement. Un stérilet qui a dépassé sa durée d'utilisation ne garantit plus la même protection. Le retrait est en général rapide et moins inconfortable que la pose. Un nouveau dispositif peut être posé au cours du même rendez-vous si vous le souhaitez.
Enfin, votre situation peut changer au fil des années : projet de grossesse, accouchement, ménopause, nouveaux symptômes. Chacune de ces étapes est une bonne occasion de refaire le point sur votre contraception avec votre sage-femme ou votre médecin.
FAQ : vos questions sur l'échographie de contrôle du stérilet
L'échographie de contrôle du stérilet est-elle obligatoire ?
Non. Les recommandations françaises prévoient une consultation de suivi entre un et trois mois après la pose, puis une fois par an, mais pas d'échographie systématique. Lors de cette consultation, la vérification repose d'abord sur l'examen clinique et la présence des fils au niveau du col. L'échographie est indiquée lorsque les fils ne sont pas visibles, en cas de douleurs, de saignements anormaux ou de doute sur la position. Beaucoup de praticiennes la proposent aussi lors du contrôle, car elle est rapide et rassurante. Votre sage-femme ou votre médecin vous dira si elle est utile dans votre cas.
L'échographie de contrôle du stérilet fait-elle mal ?
Dans la grande majorité des cas, non. L'échographie endovaginale provoque surtout une sensation de pression, brève et supportable. La sonde est fine et ne touche pas le stérilet. Si vous appréhendez l'examen, dites-le avant de commencer. La praticienne peut vous expliquer chaque étape, vous proposer d'introduire la sonde vous-même ou faire des pauses. Si l'examen vaginal est difficile pour vous, une échographie par voie abdominale peut parfois être envisagée, même si elle est moins précise. L'essentiel est que vous vous sentiez en confiance pendant toute la durée de l'examen.
Peut-on faire l'échographie pendant les règles ?
Oui. Les règles ne gênent pas l'échographie et ne sont pas une raison de déplacer votre rendez-vous. Beaucoup de praticiennes préfèrent même réaliser le contrôle juste après les premières règles qui suivent la pose. Les règles sont en effet un moment où un stérilet mal placé peut descendre, voire être expulsé. En début de cycle, la muqueuse utérine est aussi plus fine, ce qui facilite la lecture des images. Si vous êtes gênée à l'idée de faire l'examen pendant vos règles, vous pouvez bien sûr choisir une autre date. Signalez-le simplement à la prise de rendez-vous.
Mon stérilet est mal positionné : suis-je encore protégée ?
Cela dépend de la position exacte. Un stérilet légèrement bas mais entièrement dans la cavité utérine peut conserver son efficacité et être simplement surveillé. En revanche, un stérilet engagé dans le col ou partiellement expulsé n'offre plus une protection fiable. Dans ce cas, il est en général retiré, et un nouveau dispositif peut être posé. En attendant la décision, il est prudent d'utiliser des préservatifs. Si vous avez eu un rapport non protégé alors que votre stérilet était peut-être déplacé, parlez-en rapidement à votre praticienne : une contraception d'urgence peut être utile.
Je ne sens plus les fils de mon stérilet : que faire ?
Pas de panique : c'est fréquent et, le plus souvent, les fils sont simplement remontés dans le col. Mais il faut le vérifier. Prenez rendez-vous pour un examen, idéalement avec échographie, afin de localiser le stérilet. En attendant, utilisez des préservatifs, comme le recommande l'ANSM. Ne tirez jamais sur les fils et n'essayez pas de chercher le stérilet vous-même. Si l'échographie confirme que le dispositif est bien en place, vous pourrez le garder sans problème. Il faudra seulement prévoir une technique adaptée le jour du retrait.
Conclusion : un contrôle simple pour une contraception sereine
L'échographie de contrôle du stérilet n'est pas une obligation, mais c'est un examen précieux. Rapide et indolore dans la plupart des cas, elle confirme que votre DIU est bien en place, ou permet de réagir tôt s'il ne l'est pas. Elle s'inscrit dans la visite de contrôle prévue entre un et trois mois après la pose, et devient indispensable en cas de fils introuvables, de douleurs ou de doute sur une grossesse.
Retenez surtout ceci : vous connaissez votre corps. Si quelque chose vous semble inhabituel, consultez. Votre ressenti est une information médicale à part entière.
Chez Kaliora, nos sages-femmes et notre sage-femme échographiste vous accompagnent, en lien avec nos médecins généralistes, de la pose au suivi annuel, dans nos centres de Paris 14e et Paris 15e. Pour prendre rendez-vous, vous pouvez découvrir l'équipe Kaliora qui assure le suivi gynécologique et l'échographie et choisir la professionnelle qui vous convient.
Sources
- Haute Autorité de santé — « Contraception : de la consultation dédiée au suivi », focus sur les cinq familles contraceptives, page consultée en octobre 2026.
- Haute Autorité de santé — Contraception chez la femme adulte et l'adolescente en âge de procréer (hors post-partum et post-IVG), fiche mémo, mise à jour en juillet 2019.
- Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) — dossier thématique « Dispositif intra-utérin (stérilet) », DIU non hormonaux, page consultée en octobre 2026.
- Manuel MSD, version pour professionnels de santé — « Dispositif intra-utérin (DIU) », page consultée en octobre 2026.
Ces informations ne remplacent pas une consultation médicale. En cas de doute, consultez un professionnel de santé.

Sage-femme échographiste
Sage-femme échographiste au centre Kaliora Paris 15, Élodie réalise les échographies gynécologiques et obstétricales et assure le suivi gynécologique de prévention, la contraception et l'orthogénie. Elle est titulaire du D.I.U. d'échographie gynécologique et obstétricale de la faculté de médecine Cochin-Port Royal.
N° RPPS : 10100041374
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