Les 3 échographies de la grossesse : dates, déroulé et guide complet

Couple découvrant le cliché des échographies de la grossesse

Les 3 échographies de la grossesse : dates, déroulé et guide complet

Voir son bébé pour la première fois sur un écran reste l'un des moments les plus marquants de la grossesse. Derrière l'émotion, les échographies de la grossesse sont avant tout des examens médicaux, avec des objectifs précis et des fenêtres de réalisation strictes. Trois d'entre elles rythment le suivi, une par trimestre.

Beaucoup de futures mamans arrivent à ces rendez-vous sans savoir exactement ce qui va être recherché. C'est légitime : le vocabulaire est technique, les comptes rendus sont denses, et l'attente entre deux examens peut sembler longue. Nous avons conçu ce guide pour vous donner des repères clairs.

Vous y trouverez les dates exactes de chaque échographie, ce que le professionnel observe, comment se préparer, et ce que dit la réglementation en matière de remboursement. Au centre Kaliora, notre approche pluridisciplinaire réunit sages-femmes, médecins généralistes, ostéopathes, kinésithérapeutes, psychologues et diététicienne autour de votre grossesse.

Les échographies de la grossesse : à quoi servent-elles vraiment ?

L'échographie utilise des ultrasons, c'est-à-dire des ondes sonores de haute fréquence, pour produire une image en temps réel. Contrairement à une radiographie ou à un scanner, elle n'émet aucun rayonnement ionisant. C'est ce qui la rend utilisable en toute sécurité pendant la grossesse, autant de fois que la situation médicale le justifie.

Trois examens recommandés, un par trimestre

En France, le suivi de grossesse repose sur 7 examens médicaux obligatoires et 3 échographies au rythme d'une par trimestre, comme le rappelle l'Assurance Maladie. Point important : ces trois échographies sont fortement recommandées, mais elles ne sont pas légalement obligatoires. Vous restez libre de les accepter ou de les refuser, après information.

Dans les faits, la quasi-totalité des femmes enceintes les réalisent. Chacune répond à une question différente. La première date la grossesse. La deuxième examine l'anatomie du fœtus. La troisième évalue sa croissance et prépare l'accouchement. Ces trois moments ne sont donc pas interchangeables.

Un examen de dépistage, pas un portrait de bébé

C'est une nuance essentielle, et elle mérite d'être dite avec douceur. Les trois échographies du suivi sont des échographies dites de dépistage. Leur objectif est de repérer des signes d'appel, pas de garantir l'absence de toute anomalie. La Conférence nationale d'échographie obstétricale et fœtale (CNEOF), qui définit les règles de bonne pratique, insiste sur ce point dans son rapport actualisé en 2023.

Certaines malformations ne sont pas visibles à l'échographie, d'autres apparaissent tardivement. Un examen normal est rassurant, il n'est pas une certitude absolue. Le savoir à l'avance permet d'aborder ces rendez-vous avec des attentes justes, ni minimisées, ni surdimensionnées.

Qui réalise ces examens ?

L'échographie obstétricale est réalisée par un professionnel de santé spécifiquement formé : un médecin ou une sage-femme titulaire d'un diplôme interuniversitaire d'échographie. La mesure de la clarté nucale, en particulier, exige une formation validée et un contrôle qualité régulier des mesures.

Votre suivi de grossesse, lui, peut être assuré en ville par une sage-femme à Paris ou par un médecin. Nos sages-femmes prescrivent vos échographies, reçoivent les comptes rendus et vous accompagnent dans leur lecture. Vous pouvez consulter nos sage-femme à Paris 15 ou nos sages-femmes à Paris 14 selon le centre le plus proche de chez vous.

Comment se déroule une échographie obstétricale ?

Le déroulé est globalement le même aux trois trimestres, avec des durées et des objectifs différents. Vous êtes allongée sur le dos, parfois légèrement inclinée sur le côté en fin de grossesse pour éviter les sensations de malaise. Le professionnel applique un gel — froid, il faut le reconnaître — puis fait glisser la sonde sur votre ventre.

Voie abdominale ou voie endovaginale

La voie abdominale est la plus utilisée. La sonde reste à l'extérieur, l'examen est totalement indolore. En tout début de grossesse, ou lorsque la position du fœtus ou votre morphologie rend la visualisation difficile, le professionnel peut proposer une voie endovaginale. Une sonde fine, protégée, est alors introduite dans le vagin.

Cette seconde voie surprend parfois. Elle n'est ni douloureuse ni dangereuse pour le bébé, et elle donne des images bien plus précises quand l'utérus est encore profond dans le bassin. Vous pouvez toujours demander des explications avant, et vous restez libre de la refuser.

Combien de temps, et avec qui ?

Comptez environ 20 à 30 minutes pour l'échographie du premier trimestre, et davantage pour l'examen morphologique du deuxième trimestre, qui est le plus long et le plus exigeant. Le professionnel doit produire une série d'images de référence : le rapport CNEOF 2022, réactualisé en 2023, a nettement relevé le nombre de clichés attendus pour chaque examen.

Cela explique les silences pendant l'examen. Quand le professionnel se concentre et cesse de commenter, il cherche une coupe anatomique précise. Ce n'est pas un signal inquiétant, même si l'on comprend que le cœur s'accélère. L'accompagnant est en général le bienvenu, mais les modalités varient d'un cabinet à l'autre : renseignez-vous à la prise de rendez-vous.

L'échographie du premier trimestre : dater et dépister

Elle se réalise entre 11 SA et 13 SA + 6 jours (semaines d'aménorrhée, c'est-à-dire décomptées depuis le premier jour des dernières règles). Cette fenêtre est stricte, et ce n'est pas un détail administratif : plusieurs mesures ne sont valides que dans cet intervalle.

La longueur cranio-caudale et la datation

La longueur cranio-caudale (LCC) mesure la distance entre le sommet du crâne et le bas du siège du fœtus. À ce stade, tous les embryons grandissent au même rythme. La LCC permet donc de dater la grossesse avec une précision remarquable, et de fixer la date présumée d'accouchement.

Cette datation devient ensuite la référence pour toute la suite : elle conditionne le terme, le calendrier des examens, et l'interprétation de la croissance aux trimestres suivants. Si elle décale votre terme de quelques jours par rapport à votre propre calcul, c'est la mesure échographique qui fait foi.

La clarté nucale et le dépistage de la trisomie 21

La clarté nucale est l'épaisseur d'un espace liquidien situé sous la peau, à l'arrière de la nuque du fœtus. Tous les fœtus en ont une : ce n'est pas une anomalie, c'est son épaisseur qui est analysée. Cette mesure n'est validée que lorsque la LCC est comprise entre 45 et 84 mm, ce qui correspond exactement à la fenêtre 11 SA – 13 SA + 6 jours.

Elle entre dans le calcul du dépistage combiné du premier trimestre, qui associe trois éléments : votre âge, la clarté nucale et le dosage de marqueurs sériques dans votre sang. Le résultat n'est jamais un diagnostic. C'est un risque chiffré, exprimé sous forme de fraction.

Selon les recommandations de la Haute Autorité de Santé, un test ADN libre circulant est proposé lorsque le risque estimé se situe entre 1/1000 et 1/51. Au-delà, c'est-à-dire pour un risque supérieur ou égal à 1/50, la possibilité d'un caryotype fœtal d'emblée est proposée. Seul le caryotype permet un diagnostic de certitude.

Si l'on vous annonce un risque augmenté, souvenez-vous d'une chose : la majorité des grossesses concernées aboutissent à la naissance d'un bébé en bonne santé. Cette période d'attente est éprouvante, et il est normal d'avoir besoin d'en parler.

Ce que l'on regarde aussi

Au-delà de ces deux mesures phares, ce premier examen vérifie l'activité cardiaque, le nombre de fœtus et, en cas de grossesse multiple, la disposition des placentas — une information déterminante pour la suite du suivi. Un premier repérage morphologique est également réalisé : contours du crâne, présence des quatre membres, paroi abdominale, estomac, vessie.

Attention à ne pas confondre cet examen avec l'échographie de datation, réalisée plus tôt, en tout début de grossesse, pour confirmer une grossesse évolutive et sa localisation. Ce sont deux examens distincts, et la datation précoce ne remplace pas l'échographie du premier trimestre.

Couple enceinte échangeant à la maison entre deux échographies de la grossesse

L'échographie du deuxième trimestre : l'examen morphologique

Elle se réalise entre 20 et 25 SA, idéalement autour de 21 à 23 SA, soit au cours du cinquième mois. C'est l'échographie la plus longue et la plus détaillée des trois. On l'appelle couramment l'échographie morphologique.

Un passage en revue organe par organe

À ce terme, le fœtus est suffisamment développé pour que son anatomie soit analysable, et encore assez petit pour être mobilisé facilement. Le professionnel examine successivement le cerveau et les structures de la ligne médiane, le visage, le cœur et ses quatre cavités, les poumons, le diaphragme, l'estomac, les reins, la vessie, la paroi abdominale, la colonne vertébrale et les membres.

Chaque structure fait l'objet d'une coupe précise, selon des critères de validité définis. C'est un travail méticuleux, qui demande de la concentration et parfois de la patience quand le bébé n'est pas dans une position favorable. Il n'est pas rare qu'on vous demande de marcher quelques minutes ou de changer de position, puis de reprendre.

Le placenta, le liquide amniotique et la croissance

Le compte rendu ne parle pas que du bébé. Le professionnel évalue également la quantité de liquide amniotique, la position d'insertion du placenta et son aspect. Un placenta bas inséré à ce stade n'a rien d'exceptionnel et remonte le plus souvent avec la croissance de l'utérus : il sera simplement recontrôlé au troisième trimestre.

Les mesures biométriques — périmètre céphalique, périmètre abdominal, longueur du fémur — sont reportées sur des courbes de croissance. Ce sont ces courbes, et non une valeur isolée, qui donnent du sens aux chiffres. Un bébé situé dans les percentiles bas peut être parfaitement en bonne santé.

Le sexe du bébé

C'est souvent la question qui brûle les lèvres. Le sexe est en général clairement identifiable à ce terme, si vous souhaitez le connaître. Vous êtes également en droit de demander à ne pas le savoir : dites-le en début d'examen, cela évite les révélations involontaires.

Un mot sur les échographies dites « souvenir », en 3D ou 4D, proposées hors du parcours de soins. Elles ne remplacent aucun des trois examens de dépistage et ne sont pas prises en charge par l'Assurance Maladie. Si elles vous tentent, parlez-en d'abord avec la professionnelle qui assure votre suivi.

L'échographie du troisième trimestre : croissance et préparation

Elle se réalise entre 30 et 35 SA, le plus souvent autour de 32 SA, soit pendant le septième ou le huitième mois. Son objectif change : il ne s'agit plus tellement de dépister, mais d'évaluer le bien-être fœtal et de préparer l'accouchement.

Estimer le poids et surveiller la croissance

Les mêmes biométries qu'au deuxième trimestre sont reprises, et permettent d'estimer le poids fœtal. Cette estimation comporte une marge d'incertitude qu'il faut avoir en tête : elle donne une tendance, pas un chiffre exact. Ce que l'on regarde surtout, c'est la dynamique de croissance entre les deux examens.

Un fléchissement de la courbe peut conduire à une surveillance rapprochée, avec des échographies supplémentaires. À l'inverse, une croissance dans la moyenne haute n'implique pas automatiquement un accouchement compliqué. Ces conclusions se discutent toujours en contexte, avec l'équipe qui vous suit.

Présentation, placenta et Doppler

Le professionnel note la présentation du bébé : tête en bas (céphalique), en siège, ou transverse. À 32 SA, une présentation en siège n'est pas définitive, beaucoup de bébés se retournent encore. Cette information oriente néanmoins les discussions sur le mode d'accouchement.

La position du placenta est recontrôlée, notamment s'il était bas inséré. Enfin, un Doppler peut être réalisé pour étudier les flux sanguins dans le cordon ombilical, en particulier lorsqu'un ralentissement de croissance ou une pathologie maternelle est suspecté. Cet examen complémentaire est totalement indolore.

Après cette échographie

Ce troisième rendez-vous marque souvent le début de la dernière ligne droite. C'est le moment de finaliser votre projet de naissance, de poursuivre la préparation à la naissance et de penser à l'après. Notre organisation pluridisciplinaire permet d'anticiper ce passage : rééducation périnéale, accompagnement ostéopathique, soutien psychologique si besoin.

Pour une vision d'ensemble du calendrier, vous pouvez également consulter notre article sur la grossesse mois par mois, qui replace ces trois échographies dans le déroulé complet des neuf mois.

Signaux d'alerte : quand consulter sans attendre

Les échographies ponctuent le suivi, mais elles ne le résument pas. Entre deux rendez-vous, certains signes justifient un avis médical rapide, sans attendre l'examen prévu.

Consultez sans délai, aux urgences maternité ou auprès de votre professionnel de santé, en cas de :

  • Saignements vaginaux, quels que soient leur abondance et le terme
  • Douleurs abdominales intenses ou contractions douloureuses et régulières avant terme
  • Écoulement de liquide clair par le vagin, évoquant une rupture de la poche des eaux
  • Diminution nette ou arrêt des mouvements du bébé après 24 SA
  • Fièvre, maux de tête violents, troubles visuels, gonflement brutal du visage ou des mains
  • Vomissements incoercibles empêchant toute alimentation

Ces situations ne signifient pas nécessairement qu'un problème grave est en cours. Elles justifient simplement une évaluation rapide. Il vaut toujours mieux consulter pour rien que de rester seule avec une inquiétude.

Par ailleurs, des échographies supplémentaires peuvent être prescrites en dehors des trois examens de dépistage : grossesse multiple, diabète gestationnel, hypertension, antécédents particuliers, ou simple contrôle d'une image non conclusive. Cela ne signifie pas que quelque chose ne va pas.

Remboursement, prescription et organisation pratique

Les trois échographies sont prises en charge par l'Assurance Maladie, mais pas de la même façon selon le terme. C'est une source fréquente de confusion, alors clarifions.

Les échographies sont remboursées à 70 % jusqu'à la fin du 5e mois de grossesse, puis à 100 % au titre du risque maternité à partir du 1er jour du 6e mois. Concrètement : les deux premières échographies laissent un reste à charge sur la base de remboursement, que votre mutuelle peut couvrir. La troisième est prise en charge intégralement.

Attention toutefois : cette prise en charge à 100 % s'applique au tarif de convention. Si le professionnel exerce en secteur 2 et pratique des dépassements d'honoraires, la différence reste à votre charge, sauf couverture par votre complémentaire. Vérifiez ce point à la prise de rendez-vous, cela évite les mauvaises surprises.

Anticiper les rendez-vous

C'est le conseil le plus utile de cet article. Les fenêtres de réalisation sont étroites, et les délais de rendez-vous en Île-de-France peuvent être longs. Prenez rendez-vous pour l'échographie du premier trimestre dès la confirmation de votre grossesse, et pour les suivantes avec plusieurs semaines d'avance.

Rater la fenêtre du premier trimestre a une conséquence concrète : si la LCC dépasse 84 mm, la mesure de la clarté nucale n'est plus interprétable, et le calcul de risque devra reposer sur les seuls marqueurs sériques du deuxième trimestre — une stratégie moins performante.

Enfin, pensez à conserver tous vos comptes rendus et vos clichés dans un même dossier. Chaque professionnel qui vous suit — sage-femme, médecin généraliste, échographiste — a besoin de l'historique complet pour interpréter correctement les nouvelles mesures.

Notre approche pluridisciplinaire à Kaliora

Une grossesse ne se résume pas à une succession d'examens. C'est aussi un corps qui change, un équilibre émotionnel qui bouge, des questions d'alimentation, de sommeil, de douleurs. C'est précisément ce qui fonde notre organisation pluridisciplinaire dans nos deux centres, à Paris 14e (Montparnasse) et Paris 15e (Motte-Picquet).

Nos sages-femmes assurent le suivi de grossesse dans sa globalité : consultations mensuelles, prescription et interprétation des échographies, préparation à la naissance et à la parentalité, entretien prénatal précoce. Elles sont votre interlocutrice de référence tout au long des neuf mois, et le point d'entrée naturel vers les autres disciplines.

Nos ostéopathes interviennent sur les douleurs mécaniques qui accompagnent souvent la grossesse : lombalgies, sciatalgies, tensions du bassin. Ces séances viennent toujours en complément du suivi médical, jamais à sa place. Nos kinésithérapeutes prennent le relais après la naissance pour la rééducation périnéale et abdominale.

Notre diététicienne accompagne les questions alimentaires, en particulier en cas de diabète gestationnel ou de nausées persistantes, sans jamais raisonner en termes de restriction. Nos psychologues et notre médecin généraliste complètent ce dispositif, notamment lorsque l'attente d'un résultat ou l'annonce d'un risque génère une anxiété importante.

Cette pluridisciplinarité a un intérêt très concret : les professionnels échangent, se coordonnent, et vous n'avez pas à raconter votre histoire à chaque nouvelle porte. Si l'anxiété prend trop de place pendant cette période, notre article sur l'anxiété pendant la grossesse peut vous apporter des premiers repères.

Bien vivre ses échographies : conseils pratiques

Quelques ajustements simples rendent ces rendez-vous plus sereins. Ils ne changent rien au contenu médical de l'examen, mais beaucoup à la façon dont vous le vivez.

Préparez vos questions à l'écrit. L'émotion fait oublier ce qu'on voulait demander, et l'examen passe vite. Notez trois ou quatre questions sur votre téléphone dans les jours qui précèdent. Vous repartirez avec des réponses plutôt qu'avec des regrets, et cela structure l'échange avec le professionnel.

Hydratez-vous normalement, sans excès. L'idée reçue selon laquelle il faudrait arriver la vessie pleine concerne surtout les échographies très précoces. Aux deuxième et troisième trimestres, une vessie trop remplie est plutôt inconfortable. En cas de doute, la consigne exacte vous sera donnée à la prise de rendez-vous.

Portez une tenue en deux pièces. Un haut que vous pouvez relever et un bas que vous pouvez baisser vous éviteront de vous déshabiller entièrement. C'est un détail, mais il compte quand on enchaîne les examens et qu'on se sent déjà exposée.

Demandez qu'on vous explique ce qu'on voit. Beaucoup de professionnels le font spontanément, d'autres sont absorbés par leurs mesures. Vous avez parfaitement le droit de demander : « Est-ce que vous pouvez me montrer ? » Cette demande est légitime, et elle transforme souvent l'expérience.

Anticipez le contrecoup émotionnel. L'échographie est chargée d'attente. Certaines femmes ressentent une immense joie, d'autres une étrange déception de n'avoir « rien senti », d'autres encore une angoisse diffuse pendant les jours qui suivent. Tout cela est normal, et ne dit rien de votre lien avec votre bébé.

Après les trois échographies : le suivi jusqu'au terme

Le troisième examen n'est pas la fin du parcours. Les consultations mensuelles se poursuivent jusqu'à l'accouchement, avec une surveillance de la tension artérielle, du poids, de la hauteur utérine et du rythme cardiaque fœtal. Ces gestes cliniques simples restent essentiels : ils détectent des situations que l'échographie ne voit pas.

Si votre grossesse comporte des facteurs de risque, une surveillance renforcée sera mise en place, éventuellement avec des échographies de croissance mensuelles. Cette intensification du suivi est un signe d'attention, pas un mauvais présage. Elle vise à ajuster au plus près le moment et le mode d'accouchement.

Enfin, l'après-naissance mérite d'être anticipé dès maintenant. La consultation postnatale, la rééducation du périnée, le suivi de l'allaitement si vous le souhaitez, l'accompagnement psychologique en cas de baby blues prolongé : tous ces jalons se préparent mieux avant l'arrivée du bébé qu'après, quand la fatigue s'installe.

Notre organisation pluridisciplinaire prend tout son sens à ce moment-là. Passer de la sage-femme à la kinésithérapeute, puis éventuellement à la psychologue ou à l'ostéopathe, sans changer de lieu ni recommencer les explications, allège considérablement cette période.

Questions fréquentes sur les échographies de grossesse

Les échographies sont-elles dangereuses pour le bébé ?

Non. L'échographie utilise des ultrasons, c'est-à-dire des ondes sonores, et non des rayons X. Elle n'émet aucun rayonnement ionisant, ce qui la distingue radicalement de la radiographie ou du scanner. C'est précisément pour cette raison qu'elle est l'examen de référence pendant la grossesse. Les échographies médicalement justifiées peuvent donc être répétées autant que nécessaire, sur prescription. Le principe de prudence conduit simplement à réserver ces examens à des indications médicales, et à ne pas multiplier les échographies non médicales à visée purement souvenir.

Puis-je refuser une échographie ou le dépistage de la trisomie 21 ?

Oui. Les trois échographies sont recommandées mais non obligatoires, et le dépistage de la trisomie 21 est proposé, jamais imposé. Toute femme enceinte doit être informée de son existence et reste libre de l'accepter ou de le refuser. Ce choix vous appartient entièrement et n'a pas à être justifié. Il est utile d'en parler en amont avec la professionnelle qui vous suit, afin que votre décision soit prise en connaissance de cause, notamment sur ce que le dépistage peut ou ne peut pas apporter comme information.

Que se passe-t-il si je rate la fenêtre du premier trimestre ?

La grossesse sera datée autrement, avec une précision moindre, et surtout la mesure de la clarté nucale ne sera plus interprétable au-delà d'une longueur cranio-caudale de 84 mm. Le dépistage de la trisomie 21 pourra alors reposer sur les marqueurs sériques seuls, dosés au deuxième trimestre. Cette stratégie de repli est possible mais moins performante que le dépistage combiné. C'est pourquoi nous insistons autant sur la prise de rendez-vous précoce, dès la confirmation de la grossesse.

Mon compte rendu mentionne un doute : dois-je m'inquiéter ?

Une image non conclusive ou une mesure à recontrôler est une situation fréquente, et le plus souvent sans gravité. Le bébé peut être mal positionné, la qualité de visualisation limitée, ou une structure difficile à analyser à ce terme. Un examen de contrôle est alors programmé, parfois auprès d'un échographiste référent. Cette attente est difficile à vivre, nous le savons. N'hésitez pas à solliciter votre sage-femme entre-temps : elle peut vous expliquer ce qui est recherché et vous éviter des recherches anxiogènes en ligne.

Combien coûtent les trois échographies au total ?

Le coût dépend du secteur de conventionnement du professionnel. En secteur 1, les tarifs sont fixés par convention et il n'y a pas de dépassement. Les deux premières échographies sont remboursées à 70 % de la base, la troisième à 100 % puisqu'elle intervient après le premier jour du 6e mois. Votre mutuelle prend généralement en charge le reste à charge des deux premières. En secteur 2, des dépassements d'honoraires peuvent s'appliquer et ne sont jamais couverts par la prise en charge à 100 %.

En résumé

Trois échographies, trois fenêtres précises, trois objectifs distincts : dater et dépister entre 11 et 13 SA + 6 jours, examiner l'anatomie entre 20 et 25 SA, évaluer la croissance entre 30 et 35 SA. Retenir ces repères vous permet d'anticiper vos rendez-vous et d'aborder chaque examen en sachant ce qui s'y joue.

Ces examens restent des outils de dépistage, encadrés par des recommandations exigeantes, et non des garanties absolues. Ils s'inscrivent dans un suivi plus large, fait de consultations, d'écoute et de coordination entre professionnels. C'est cette continuité qui fait la qualité d'un accompagnement de grossesse.

Nous serons heureux de vous accompagner dans nos deux centres parisiens, où notre organisation pluridisciplinaire réunit sages-femmes, médecins généralistes, ostéopathes, kinésithérapeutes, psychologues et diététicienne autour de votre parcours. Pour prendre rendez-vous avec la professionnelle de votre choix, découvrez tous les professionnels de santé du centre Kaliora.

Ces informations ne remplacent pas une consultation médicale. En cas de doute, consultez un professionnel de santé.

Sources

  • Assurance Maladie (ameli.fr), Maternité : déclaration, prise en charge et feuille de soins — 7 examens médicaux obligatoires, 3 échographies au rythme d'une par trimestre, remboursement à 70 % jusqu'à la fin du 5e mois puis 100 % à partir du 1er jour du 6e mois. Consulter la page
  • Haute Autorité de Santé, Place des tests ADN libre circulant dans le sang maternel dans le dépistage de la trisomie 21 fœtale, 2017 — proposition du test ADN libre circulant pour un risque compris entre 1/1000 et 1/51, caryotype fœtal d'emblée pour un risque supérieur ou égal à 1/50.
  • Haute Autorité de Santé, Examens basés sur l'ADN libre circulant réalisés dans le cadre du dépistage de la trisomie 21, septembre 2024.
  • Conférence nationale d'échographie obstétricale et fœtale (CNEOF), Rapport et recommandations, mise à jour 2023 — règles de bonne pratique de l'échographie obstétricale et fœtale de dépistage, iconographie de référence.
  • CNGOF et CFEF, recommandations pour la pratique de l'échographie obstétricale — échographie du premier trimestre entre 11 et 14 SA, du deuxième trimestre entre 20 et 25 SA, du troisième trimestre entre 30 et 35 SA.
Laurette Suzanne
Laurette Suzanne

Sage-femme

Sage-femme chez Kaliora, Laurette est passionnée par l'accompagnement de la grossesse et de la parentalité. Elle met son expertise au service du bien-être des mamans et de leurs bébés.

N° RPPS : 10105883226

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